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néolithique. Des hommes erraient sur les flancs
du volcan il y a quelques milliers d’années. Puis
le sommet du volcan s’effondra, formant un
énorme cratère qui donna naissance par la suite
à un nouveau cône. Toutes ces métamorphoses
se firent littéralement sous le regard des hommes.
D’après les géologues et les océanographes, les
îles japonaises sont nées d’éruptions volcaniques
alternant avec des soulèvements et des affaissements de l’ensemble du fond dans cette région.
Les cataclysmes qui portent d’incalculables dommages à la population moderne du Japon témoignent de l’intensité des processus dont l’écorce
terrestre est restée le siège à cet endroit jusqu'à
nos jours. Les canons sous-marins, comme par
exemple celui de la baie de Tokyo, qui s’étend
sous les eaux sur près de 20 kilomètres, prouvent
qu’un grand nombre d’îles japonaises avaient
une surface beaucoup plus étendue. L’étude des
mythes japonais d’un passé lointain et avant
tout l’exploration archéologique des fonds sousmarins détermineront dans quelle mesure le
peuplement et le développement de la culture
préhistorique du Japon sont liés à l’activité
incessante de l’écorce terrestre dans cette région,
à l’engloutissement de portions de terre ferme
et à l’apparition de nouvelles îles surgies de la
mer.
Les mythes de la Chine antique font part
d’une guerre qui opposa le dieu du Feu et le
dieu des Eaux « au début du monde ». Les
montagnes crachaient des rivières de feu, la
terre tremblait et les flots de la mer montaient
à l’assaut des terres. Le dieu du Feu fut vaincu
et, ne voulant pas survivre à son échec, il frappa
de sa tête une haute montagne de l’ouest. Par
suite de ce choc la terre fut soulevée et, comme
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