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que ». L’écriture des habitants de l’île Woleaï
dont la population au moment de la visite de
Brown, en 1913, ne se montait qu’à 600 hommes
contraints de mener une lutte opiniâtre pour
assurer leur existence, n’est pas moins intéressante. A cette époque seuls cinq habitants de
l’île connaissaient encore cette écriture.
Cette écriture n’est apparue sur l’île qu’après
que ses habitants eurent pris connaissance de
l’écriture européenne. Evidemment de tels cas
ont été relevés en Amérique du Nord et en Afrique. Pourtant cette écriture n’utilise ni les
formes des lettres de l’alphabet européen, ni
celles des objets d’échange avec les Européens;
Brown en conclut que l’écriture Woleaï est le
vestige d’une écriture créée et répandue dans un
Etat du Pacifique, ayant pour capitale NanMadol. L’avenir montrera dans quelle mesure les
vues de l’ethnographe anglais correspondent à la
réalité. Des archéologues américains ont entrepris des fouilles sur l’île Ponape. Cependant
l’archéologie « terrestre » peut se montrer incapable de résoudre l’énigme de la « Venise du
Pacifique»; ce rôle reviendrait à l’archéologie
sous-marine. Jadis, la population de l’archipel
des Carolines était probablement plus dense
qu’aujourd’hui et le nombre de ses îles plus
élevé. Ainsi que l’énonce le professeur soviétique
Klénova dans son ouvrage La géologie de la mer,
la science « connaît des cas de disparition totale
d’îles coraliennes. Par exemple, deux îlots du
groupe des Carolines disparurent complètement
et furent transformés en hauts-fonds au cours
d’une tempête. Il existe des cas de récifs sousmarins portant des édifices à demi détruits et
des restes d’arbres qui poussaient auparavant
au-dessus du niveau de la mer. Presque chaque
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