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d’hui disparues sous les eaux du Pacifique.
(Nous avons déjà mentionné cette hypothèse).
De nos jours les océanographes et les géologues
des fonds marins considèrent comme un fait
acquis l’existence entre la Micronésie et les
îles Hawaii d’une longue chaîne de petites îles
dont il ne reste aujourd’hui que les îles Marcus et Wake qui ne doivent leur existence
qu’au labeur des infatigables polypes coralliens.
Essayons maintenant de délimiter l’époque
de l’engloutissement de ce pays sous-marin
que nous pouvons à bon droit nommer Guyotide
puisque son existence n’est connue que grâce
aux guyots. Il est évident que plus profondément
les monts se sont enfoncés dans les abysses de
l’océan, plus grand est le laps de temps écoulé
depuis leur submersion. Les débris d’anciens
coraux prélevés sur deux guyots ont permis
d’établir que ceux-ci formaient des îles il y a
environ cent millions d’années. Menard estime
qu’à cette époque un grand nombre de volcans
de cette zone traversaient une couche d’eau de
4 000 mètres et émergeaient, formant de grandes
îles.
Les géologues furent surpris d’un âge aussi
« jeune », car 100 millions d’années représentent
une grandeur géologique infime ; pour les historiens une telle durée est démesurée : à cette
époque n’existaient ni hommes ni même de
singes anthropoïdes. Pourtant il s’agit là de
l’âge attribué aux îles les plus anciennes de la
Guyotide. D’autres étendues de terre ferme ont
pu disparaître sous les eaux beaucoup plus tard,
peut-être même à l’époque où l’homme avait
commencé à conquérir les espaces du Grand
océan.
d’hui disparues sous les eaux du Pacifique.
(Nous avons déjà mentionné cette hypothèse).
De nos jours les océanographes et les géologues
des fonds marins considèrent comme un fait
acquis l’existence entre la Micronésie et les
îles Hawaii d’une longue chaîne de petites îles
dont il ne reste aujourd’hui que les îles Marcus et Wake qui ne doivent leur existence
qu’au labeur des infatigables polypes coralliens.
Essayons maintenant de délimiter l’époque
de l’engloutissement de ce pays sous-marin
que nous pouvons à bon droit nommer Guyotide
puisque son existence n’est connue que grâce
aux guyots. Il est évident que plus profondément
les monts se sont enfoncés dans les abysses de
l’océan, plus grand est le laps de temps écoulé
depuis leur submersion. Les débris d’anciens
coraux prélevés sur deux guyots ont permis
d’établir que ceux-ci formaient des îles il y a
environ cent millions d’années. Menard estime
qu’à cette époque un grand nombre de volcans
de cette zone traversaient une couche d’eau de
4 000 mètres et émergeaient, formant de grandes
îles.
Les géologues furent surpris d’un âge aussi
« jeune », car 100 millions d’années représentent
une grandeur géologique infime ; pour les historiens une telle durée est démesurée : à cette
époque n’existaient ni hommes ni même de
singes anthropoïdes. Pourtant il s’agit là de
l’âge attribué aux îles les plus anciennes de la
Guyotide. D’autres étendues de terre ferme ont
pu disparaître sous les eaux beaucoup plus tard,
peut-être même à l’époque où l’homme avait
commencé à conquérir les espaces du Grand
océan.
