Dunes, landes et fleurs
Les dunes, où s'accrochent des plantes minces, parfois piquantes, aux fleurs étonnantes, constituent un
monde précieux et vulnérable sur lequel vient buter
la mer. Il est bon de regarder où l'on met les pieds et
d'emprunter les chemins déjà tracés lorsqu'ils existent,
délimités par les "ganivelles", ces palissades de châtaignier qui fléchissent à peine sous les assauts du vent
mais qui retiennent les grains de sable des dunes,
tout comme le font les oyats, ces plantes aux racines
ramifiées.
Avec sa racine pivot, le chardon, communément
appelé "panicaut de mer", puise l'eau jusqu'à
3 mètres de profondeur. En fin d'été, une fois desséché, il est arraché et emporté par le vent en semant
ses graines dans le sable. Il partage les lieux avec
d'autres plantes qui aiment l'aridité : le pourpier,
l'euphorbe, l'immortelle (petites fleurs jaunes) , la
giroflée (fleurs mauves) spécifiques aux dunes... Ne
les cueillez pas, laissez-les où elles sont pour s'offrir
aux yeux de tous ! Parfois quelques ruches bien
abritées du vent laissent échapper des abeilles qui
reviennent en maillot jaune...
Derrière les dunes apparaissent des étangs d'eau
saumâtre, de faible superficie, qui accueillent l'iris,
la renoncule d'eau, les roseaux, les joncs et tout un
peuple ailé : le grèbe huppé, la foulque, le héron
cendré, la poule d'eau, les fauvettes aquatiques...
Les plantes sont apparues dans la mer sous forme
d'algues, puis elles sont parties à l'assaut de la terre
ferme. En s'éloignant du bord de mer apparaissent
105
Les dunes, où s'accrochent des plantes minces, parfois piquantes, aux fleurs étonnantes, constituent un
monde précieux et vulnérable sur lequel vient buter
la mer. Il est bon de regarder où l'on met les pieds et
d'emprunter les chemins déjà tracés lorsqu'ils existent,
délimités par les "ganivelles", ces palissades de châtaignier qui fléchissent à peine sous les assauts du vent
mais qui retiennent les grains de sable des dunes,
tout comme le font les oyats, ces plantes aux racines
ramifiées.
Avec sa racine pivot, le chardon, communément
appelé "panicaut de mer", puise l'eau jusqu'à
3 mètres de profondeur. En fin d'été, une fois desséché, il est arraché et emporté par le vent en semant
ses graines dans le sable. Il partage les lieux avec
d'autres plantes qui aiment l'aridité : le pourpier,
l'euphorbe, l'immortelle (petites fleurs jaunes) , la
giroflée (fleurs mauves) spécifiques aux dunes... Ne
les cueillez pas, laissez-les où elles sont pour s'offrir
aux yeux de tous ! Parfois quelques ruches bien
abritées du vent laissent échapper des abeilles qui
reviennent en maillot jaune...
Derrière les dunes apparaissent des étangs d'eau
saumâtre, de faible superficie, qui accueillent l'iris,
la renoncule d'eau, les roseaux, les joncs et tout un
peuple ailé : le grèbe huppé, la foulque, le héron
cendré, la poule d'eau, les fauvettes aquatiques...
Les plantes sont apparues dans la mer sous forme
d'algues, puis elles sont parties à l'assaut de la terre
ferme. En s'éloignant du bord de mer apparaissent
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