"La pointe de Pen-Hir ne veut pas finir, elle se
prolonge dans l'océan par les Tas de Pois. De ces
falaises en grès armoricain ridées par les vents et la
mer, elle donne à voir de la pointe du Van à l'île
d'Ouessant ; le spectacle par gros temps est magique."
N'allez pas sur n'importe quels rochers situés en
dehors du sentier littoral.
Par exemple, près de Saint-Guénolé, même par
temps calme, une lame de fond peut surgir de façon
soudaine, ce qui explique le nom de "rocher des
Victimes" et toul an Ifern ("trou de l'Enfer").
Vous pouvez aussi glisser dans votre poche la collection des carnets du Conservatoire du littoral. Celui
qui est rédigé par Jean-Pierre Abraham, Cap Sizun, la
pointe du Raz, est un régal car vous apprenez beaucoup en suivant les traces qu'il vous indique.
"Silence, à Castelmeur. Le grand château, la forteresse : une avancée de deux cents mètres en mer,
à soixante mètres de hauteur. A l'entrée, un isthme
étroit, des ondulations de terrain : d'anciens remparts, un éperon barré. En avançant, on serpente
entre des retraits, des surplombs, de brusques bascules (...). Il y a des sources. La bruyère et l'ajonc
nain semblent les mêmes qu'ailleurs. Mais certains
jours, dans la lumière argentée de noroît, dans un
vent vif, quelque chose de clair, de frais vibre ici,
pure véhémence issue du jeune âge du fer ; on est
saisi soudain d'une allégresse, courte, drue, et c'est
tant mieux si on s'allège : c'est un lieu où l'on a
presque honte d'avoir des pieds."
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prolonge dans l'océan par les Tas de Pois. De ces
falaises en grès armoricain ridées par les vents et la
mer, elle donne à voir de la pointe du Van à l'île
d'Ouessant ; le spectacle par gros temps est magique."
N'allez pas sur n'importe quels rochers situés en
dehors du sentier littoral.
Par exemple, près de Saint-Guénolé, même par
temps calme, une lame de fond peut surgir de façon
soudaine, ce qui explique le nom de "rocher des
Victimes" et toul an Ifern ("trou de l'Enfer").
Vous pouvez aussi glisser dans votre poche la collection des carnets du Conservatoire du littoral. Celui
qui est rédigé par Jean-Pierre Abraham, Cap Sizun, la
pointe du Raz, est un régal car vous apprenez beaucoup en suivant les traces qu'il vous indique.
"Silence, à Castelmeur. Le grand château, la forteresse : une avancée de deux cents mètres en mer,
à soixante mètres de hauteur. A l'entrée, un isthme
étroit, des ondulations de terrain : d'anciens remparts, un éperon barré. En avançant, on serpente
entre des retraits, des surplombs, de brusques bascules (...). Il y a des sources. La bruyère et l'ajonc
nain semblent les mêmes qu'ailleurs. Mais certains
jours, dans la lumière argentée de noroît, dans un
vent vif, quelque chose de clair, de frais vibre ici,
pure véhémence issue du jeune âge du fer ; on est
saisi soudain d'une allégresse, courte, drue, et c'est
tant mieux si on s'allège : c'est un lieu où l'on a
presque honte d'avoir des pieds."
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