La chambre d'observation
installée sur l'étrave de la
Calypso a été gravement
endommagée par le choc
sur un pic à fleur d'eau
qui ne figurait pas sur la
carte.
Je pouvais considérer que l’expédition était terminée. Nous venions
de quitter l’île Hood et nous nous dirigions vers San Cristobal pour prendre
congé des autorités administratives équatoriennes. La mer était absolument
calme, il n’y avait pas de vent. Nous ressentions seulement la longue
houle du Pacifique. Au carré, où le déjeuner venait de se terminer, tout
le monde était parfaitement détendu et une discussion s’était engagée sur
le bilan de tout ce que nous avions vu aux Galapagos. Bassaget, le capitaine, nous quitta alors pour monter sur la passerelle. Quelques instants
plus tard, un choc extrêmement violent secoua toute la Calypso. La table
du carré et le banc tombaient à terre, entraînant plusieurs d’entre nous. Je
compris tout de suite ce qui se passait. Nous étions dans des parages dangereux où la Calypso avait plusieurs fois navigué. Bassaget le savait et c’est
pour cette raison qu’il avait voulu rejoindre l’officier de quart sur la passerelle.
A bord le calme et le silence étaient absolus. Je donnai des ordres
brefs. Tandis qu’une équipe inspectait la cale pour déceler une voie d’eau,
deux plongeurs rapidement équipés du scaphandre allaient visiter l’étrave.
Nous avons eu une chance extraordinaire. Seul le faux-nez* avait porté
sur une roche qui ne figurait pas sur la carte. La chambre d’observation
était complètement écrasée, ouverte par une longue entaille en V. Mais en
encaissant le choc ce faux-nez a protégé l’étrave et quelques instants plus
tard l’équipe qui avait inspecté toute la coque, pouvait m’annoncer que la
Calypso n’avait pas une seule voie d’eau.
Il ne nous restait plus qu’à reprendre la suite de nos expéditions dans
le Pacifique et en Amérique du Sud.
installée sur l'étrave de la
Calypso a été gravement
endommagée par le choc
sur un pic à fleur d'eau
qui ne figurait pas sur la
carte.
Je pouvais considérer que l’expédition était terminée. Nous venions
de quitter l’île Hood et nous nous dirigions vers San Cristobal pour prendre
congé des autorités administratives équatoriennes. La mer était absolument
calme, il n’y avait pas de vent. Nous ressentions seulement la longue
houle du Pacifique. Au carré, où le déjeuner venait de se terminer, tout
le monde était parfaitement détendu et une discussion s’était engagée sur
le bilan de tout ce que nous avions vu aux Galapagos. Bassaget, le capitaine, nous quitta alors pour monter sur la passerelle. Quelques instants
plus tard, un choc extrêmement violent secoua toute la Calypso. La table
du carré et le banc tombaient à terre, entraînant plusieurs d’entre nous. Je
compris tout de suite ce qui se passait. Nous étions dans des parages dangereux où la Calypso avait plusieurs fois navigué. Bassaget le savait et c’est
pour cette raison qu’il avait voulu rejoindre l’officier de quart sur la passerelle.
A bord le calme et le silence étaient absolus. Je donnai des ordres
brefs. Tandis qu’une équipe inspectait la cale pour déceler une voie d’eau,
deux plongeurs rapidement équipés du scaphandre allaient visiter l’étrave.
Nous avons eu une chance extraordinaire. Seul le faux-nez* avait porté
sur une roche qui ne figurait pas sur la carte. La chambre d’observation
était complètement écrasée, ouverte par une longue entaille en V. Mais en
encaissant le choc ce faux-nez a protégé l’étrave et quelques instants plus
tard l’équipe qui avait inspecté toute la coque, pouvait m’annoncer que la
Calypso n’avait pas une seule voie d’eau.
Il ne nous restait plus qu’à reprendre la suite de nos expéditions dans
le Pacifique et en Amérique du Sud.
