UN PARADIS DEUX FOIS PERDU 89
Le Dr Bartholomew a déjà effectué des électrocardiogrammes en
laboratoire sur des iguanes immergés dans un bassin, mais c’est la première
fois, grâce à la Calypso et à ses plongeurs, que cette épreuve peut être menée
à bien dans la mer.
Sur l’écran de la télévision sous-marine, nous pouvons observer Delcoutère et l’iguane qui s’est accroché à un rocher avec ses griffes puissantes
et que des fils électriques relient à l’électrocardiographe, que nous surveillons
à bord de la Calypso.
L’iguane est dans l’eau depuis 15 minutes et les battements se sont
considérablement ralentis ; nous comptons 8 à 9 battements par minute
au heu de 45 et il n’y en a bientôt plus que 4 ou 5.
A ce stade, l’iguane arrête la circulation sanguine dans ses muscles ;
son sang ne circule plus qu’entre le cœur et le cerveau, le seul organe qui
a besoin d’être irrigué pour que l’animal reste en vie. Le reste du cprps est
simplement coupé de la circulation sanguine.
Brusquement nous voyons sur l’appareil que le cœur de l’iguane a
cessé de battre. On pourrait croire que la mort est survenue, mais l’iguane
peut volontairement arrêter son cœur pendant trois minutes sans que son
cerveau en souffre. Nous ne voulons pas pousser plus loin l’expérience,
ce serait cruel. Delcoutère remonte lentement, ramenant l’iguane dont le
rythme cardiaque reprend peu à peu son allure normale. Notre pionnier de
la plongée revient vers la surface pour retrouver la chaleur du soleil et nous
sommes heureux de le remettre chez lui sur les rochers de lave. Nous lui
rendons la liberté et il s’étend de tout son long sur le sol pour récupérer
l’oxygène qui lui a manqué et rétablir dans son corps sa température
normale.
Loin de la civilisation
Pendant des années, les Galapagos ont fait rêver tous ceux qui
souhaitaient échapper à la civilisation et retrouver l’Eden. Ces amateurs
d’aventures ont connu parfois des destins tragiques comme la baronne
Wagner et ses amis. Mais à côté des îles désertes, il y en a d’autres assez
largement habitées par des gens venus d’un peu partout et qui mènent une
vie parfois difficile, mais presque toujours selon leur cœur et leur conviction.
On compte au total une population d’environ 2 000 personnes qui comportent des autorités équatoriennes et des membres de la Fondation Darwin,
Le Dr Bartholomew a déjà effectué des électrocardiogrammes en
laboratoire sur des iguanes immergés dans un bassin, mais c’est la première
fois, grâce à la Calypso et à ses plongeurs, que cette épreuve peut être menée
à bien dans la mer.
Sur l’écran de la télévision sous-marine, nous pouvons observer Delcoutère et l’iguane qui s’est accroché à un rocher avec ses griffes puissantes
et que des fils électriques relient à l’électrocardiographe, que nous surveillons
à bord de la Calypso.
L’iguane est dans l’eau depuis 15 minutes et les battements se sont
considérablement ralentis ; nous comptons 8 à 9 battements par minute
au heu de 45 et il n’y en a bientôt plus que 4 ou 5.
A ce stade, l’iguane arrête la circulation sanguine dans ses muscles ;
son sang ne circule plus qu’entre le cœur et le cerveau, le seul organe qui
a besoin d’être irrigué pour que l’animal reste en vie. Le reste du cprps est
simplement coupé de la circulation sanguine.
Brusquement nous voyons sur l’appareil que le cœur de l’iguane a
cessé de battre. On pourrait croire que la mort est survenue, mais l’iguane
peut volontairement arrêter son cœur pendant trois minutes sans que son
cerveau en souffre. Nous ne voulons pas pousser plus loin l’expérience,
ce serait cruel. Delcoutère remonte lentement, ramenant l’iguane dont le
rythme cardiaque reprend peu à peu son allure normale. Notre pionnier de
la plongée revient vers la surface pour retrouver la chaleur du soleil et nous
sommes heureux de le remettre chez lui sur les rochers de lave. Nous lui
rendons la liberté et il s’étend de tout son long sur le sol pour récupérer
l’oxygène qui lui a manqué et rétablir dans son corps sa température
normale.
Loin de la civilisation
Pendant des années, les Galapagos ont fait rêver tous ceux qui
souhaitaient échapper à la civilisation et retrouver l’Eden. Ces amateurs
d’aventures ont connu parfois des destins tragiques comme la baronne
Wagner et ses amis. Mais à côté des îles désertes, il y en a d’autres assez
largement habitées par des gens venus d’un peu partout et qui mènent une
vie parfois difficile, mais presque toujours selon leur cœur et leur conviction.
On compte au total une population d’environ 2 000 personnes qui comportent des autorités équatoriennes et des membres de la Fondation Darwin,
