88 TROIS AVENTURES DE LA CALYPSO
ils sont délivrés de la servitude des bouteilles d’air comprimé. Il leur suffit
d’aspirer l’air par un embout qui provient du détendeur fixé à 1 engin.
Bernard Delemotte devient vite très habile dans l’exécution de la
gymnastique exigée par ce nouvel appareil. Laissant son sous-marin flotter
tout seul, il abandonne l’embout et la réserve d’air pour aller cueillir une
gorgone au pied d’une falaise. Mais il doit revenir assez vite prendre place
dans le sous-marin que le courant risque d’entraîner au loin, le privant
ainsi de sa source d’air comprimé.
Il va faire mieux : ayant rejoint un iguane qui est en train de brouter,
il quitte de nouveau son sous-marin pour capturer l’animal qu’il place dans
le nez en plexiglas, lui offrant ainsi une promenade bien inattendue.
Il le ramène jusqu’à la Calypso où le Dr Bartholomew et moi-même
l’attendons pour tenter une expérience.
Electrocardiogramme
L’iguane est un mâle adulte d’une belle taille dont nous nous proposons d’enregistrer et d’analyser les variations du rythme cardiaque. C’est
un animal vert et rouge vraiment magnifique et qui se laisse faire avec une
extraordinaire patience. Il ne se débat pas, ne donne même pas un coup
de queue tandis que nous l’attachons sur une planchette et que nous fixons
avec une bande de plastique des électrodes sur différentes parties de son
corps.
Il importe, avant de mettre l’iguane à l’eau, de connaître le rythme
normal de ses battements de cœur. C’est un rythme plus lent que celui du
cœur humain. On compte 45 à 50 battements à la minute, mais à chaque
battement, trois pulsations apparaissent sur l’oscilloscope. C’est que contrairement aux mammifères, ces animaux ont trois cavités cardiaques et chacune
d’elles produit un battement qui est enregistré. Mais c’est le ventricule qui
émet le battement le plus fort et c’est celui-là qui compte dans l’électrocardiogramme.
L’expérience doit maintenant se poursuivre dans l’eau et avec beaucoup
de précautions, l’iguane est remis entre les bras de Jacques Delcoutère qui
doit l’entraîner en plongée jusqu’au fond (1).
(1) Cette expérience a eu lieu le 21 mars au large de la pointe Suarez, devant l’île Hood.
ils sont délivrés de la servitude des bouteilles d’air comprimé. Il leur suffit
d’aspirer l’air par un embout qui provient du détendeur fixé à 1 engin.
Bernard Delemotte devient vite très habile dans l’exécution de la
gymnastique exigée par ce nouvel appareil. Laissant son sous-marin flotter
tout seul, il abandonne l’embout et la réserve d’air pour aller cueillir une
gorgone au pied d’une falaise. Mais il doit revenir assez vite prendre place
dans le sous-marin que le courant risque d’entraîner au loin, le privant
ainsi de sa source d’air comprimé.
Il va faire mieux : ayant rejoint un iguane qui est en train de brouter,
il quitte de nouveau son sous-marin pour capturer l’animal qu’il place dans
le nez en plexiglas, lui offrant ainsi une promenade bien inattendue.
Il le ramène jusqu’à la Calypso où le Dr Bartholomew et moi-même
l’attendons pour tenter une expérience.
Electrocardiogramme
L’iguane est un mâle adulte d’une belle taille dont nous nous proposons d’enregistrer et d’analyser les variations du rythme cardiaque. C’est
un animal vert et rouge vraiment magnifique et qui se laisse faire avec une
extraordinaire patience. Il ne se débat pas, ne donne même pas un coup
de queue tandis que nous l’attachons sur une planchette et que nous fixons
avec une bande de plastique des électrodes sur différentes parties de son
corps.
Il importe, avant de mettre l’iguane à l’eau, de connaître le rythme
normal de ses battements de cœur. C’est un rythme plus lent que celui du
cœur humain. On compte 45 à 50 battements à la minute, mais à chaque
battement, trois pulsations apparaissent sur l’oscilloscope. C’est que contrairement aux mammifères, ces animaux ont trois cavités cardiaques et chacune
d’elles produit un battement qui est enregistré. Mais c’est le ventricule qui
émet le battement le plus fort et c’est celui-là qui compte dans l’électrocardiogramme.
L’expérience doit maintenant se poursuivre dans l’eau et avec beaucoup
de précautions, l’iguane est remis entre les bras de Jacques Delcoutère qui
doit l’entraîner en plongée jusqu’au fond (1).
(1) Cette expérience a eu lieu le 21 mars au large de la pointe Suarez, devant l’île Hood.
