Mise à l'eau du sous-marin humide.
— Je suis remonté avec cette pauvre bête dans les bras, presque morte ;
elle crachait de l’eau par la bouche et par les narines. Une fois à terre elle
s’est ébrouée et elle est parfaitement revenue à la vie.
Nous avons fini par trouver le sujet idéal qui descendait à volonté et
ne se mettait pas en tête de faire le mort.
Contrairement aux plongeurs humains qui doivent disposer d’une
réserve d’air, l’iguane, quand il plonge, vide ses poumons. Il annule ainsi
sa flottabilité, ce qui lui permet de couler assez vite.
N’ayant pas de branchies, il ne peut pas prélever l’oxygène dissous
dans l’eau. Il l’emprunte aux tissus de son propre corps. Mais il doit rembourser cette dette d’oxygène quand il revient à la surface. Aucun autre
animal terrestre ne pourrait survivre à cette épreuve.
L’un des marins du Beagle, le navire de Darwin, avait maintenu de
force un iguane sous l’eau pour voir combien de temps il pourrait vivre
sans respirer. L’épreuve a duré une heure et l’iguane n’en est pas mort.
Notre sujet est descendu jusqu’à 28 mètres de fond. On pouvait observer
sur lui ce qui se passe chez les plongeurs en apnée : une compression de
toute la base du thorax, le ventre et le bas-ventre devenant extrêmement
plats. C’est presque un exercice de yoga.
De nouveaux engins
A bord de la Calypso ont été embarqués de nouveaux engins sousmarins motorisés que nous allons expérimenter et qui nous aideront sans
doute à suivre de plus près les évolutions des iguanes en plongée.
— Je suis remonté avec cette pauvre bête dans les bras, presque morte ;
elle crachait de l’eau par la bouche et par les narines. Une fois à terre elle
s’est ébrouée et elle est parfaitement revenue à la vie.
Nous avons fini par trouver le sujet idéal qui descendait à volonté et
ne se mettait pas en tête de faire le mort.
Contrairement aux plongeurs humains qui doivent disposer d’une
réserve d’air, l’iguane, quand il plonge, vide ses poumons. Il annule ainsi
sa flottabilité, ce qui lui permet de couler assez vite.
N’ayant pas de branchies, il ne peut pas prélever l’oxygène dissous
dans l’eau. Il l’emprunte aux tissus de son propre corps. Mais il doit rembourser cette dette d’oxygène quand il revient à la surface. Aucun autre
animal terrestre ne pourrait survivre à cette épreuve.
L’un des marins du Beagle, le navire de Darwin, avait maintenu de
force un iguane sous l’eau pour voir combien de temps il pourrait vivre
sans respirer. L’épreuve a duré une heure et l’iguane n’en est pas mort.
Notre sujet est descendu jusqu’à 28 mètres de fond. On pouvait observer
sur lui ce qui se passe chez les plongeurs en apnée : une compression de
toute la base du thorax, le ventre et le bas-ventre devenant extrêmement
plats. C’est presque un exercice de yoga.
De nouveaux engins
A bord de la Calypso ont été embarqués de nouveaux engins sousmarins motorisés que nous allons expérimenter et qui nous aideront sans
doute à suivre de plus près les évolutions des iguanes en plongée.
