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un paradis deux fois perdu
PLONGÉES PROFONDES — DE NOUVEAUX ENGINS
ÉLECTROCARDIOGRAMME — 45 IGUANES CHEZ ANGERMEYER
LE TOURISTE, VOILA L’ENNEMI — UNE SITUATION PRÉCAIRE
L’ACCIDENT
Cet archipel des Galapagos est certainement l’endroit où j’ai vu le
plus grand nombre d’animaux vivre en bonne intelligence. Ils ne se battent
pas entre eux. Aucune espèce ne semble vivre au détriment des autres et
l’on chercherait vainement à déceler une de ces « chaînes de meurtres »
qui constituent un peu partout sur la terre un cycle alimentaire.
Seules les frégates montrent une véritable férocité et font souvent
beaucoup de mal. Mais ici les animaux n’ayant pas à craindre de prédateurs
ignorent la peur. C’est une exception extraordinaire dans le monde animal
où le comportement de chaque individu ou presque est axé sur un réflexe
d’attaque ou de fuite. Aux Galapagos les animaux ne s’enfuient ni devant
l’homme ni devant une autre espèce. Ainsi, en cet endroit du monde, peutêtre le seul, a été réalisé par la nature un état de désarmement complet. Pas
d’armes, pas de prédateur, pas de conflit, et la peur est alors inconnue. La
nature semble nous prouver que la paix par le désarmement n’est pas une
utopie. Cette absence de peur est évidente notamment chez presque tous
les oiseaux qui se laissent approcher aussi facilement que les otaries et les
iguanes.
J’ai dit à quel point la familiarité des oiseaux moqueurs ou « mocking
birds » pouvait devenir obsédante, irritante : ils ne consentent plus à quitter
les hommes et ils s’abattent sur toute nourriture que l’on n’enferme pas.
Les Galapagos constituent l’habitat de très nombreux oiseaux dont
un paradis deux fois perdu
PLONGÉES PROFONDES — DE NOUVEAUX ENGINS
ÉLECTROCARDIOGRAMME — 45 IGUANES CHEZ ANGERMEYER
LE TOURISTE, VOILA L’ENNEMI — UNE SITUATION PRÉCAIRE
L’ACCIDENT
Cet archipel des Galapagos est certainement l’endroit où j’ai vu le
plus grand nombre d’animaux vivre en bonne intelligence. Ils ne se battent
pas entre eux. Aucune espèce ne semble vivre au détriment des autres et
l’on chercherait vainement à déceler une de ces « chaînes de meurtres »
qui constituent un peu partout sur la terre un cycle alimentaire.
Seules les frégates montrent une véritable férocité et font souvent
beaucoup de mal. Mais ici les animaux n’ayant pas à craindre de prédateurs
ignorent la peur. C’est une exception extraordinaire dans le monde animal
où le comportement de chaque individu ou presque est axé sur un réflexe
d’attaque ou de fuite. Aux Galapagos les animaux ne s’enfuient ni devant
l’homme ni devant une autre espèce. Ainsi, en cet endroit du monde, peutêtre le seul, a été réalisé par la nature un état de désarmement complet. Pas
d’armes, pas de prédateur, pas de conflit, et la peur est alors inconnue. La
nature semble nous prouver que la paix par le désarmement n’est pas une
utopie. Cette absence de peur est évidente notamment chez presque tous
les oiseaux qui se laissent approcher aussi facilement que les otaries et les
iguanes.
J’ai dit à quel point la familiarité des oiseaux moqueurs ou « mocking
birds » pouvait devenir obsédante, irritante : ils ne consentent plus à quitter
les hommes et ils s’abattent sur toute nourriture que l’on n’enferme pas.
Les Galapagos constituent l’habitat de très nombreux oiseaux dont
