On peut constater que c’est pour des raisons très précises que les animaux
restent attachés à un secteur donné, soit parce qu’ils y trouvent les conditions
qui s’accordent avec leur propre mode de vie — pour les iguanes, par
exemple, c’est la proximité de leurs algues — soit que les modifications
qu’ils ont subies les attachent étroitement à certains modes de nourriture
ou à une certaine flore, c’est le cas notamment des pinsons de Darwin.
Au matin, Bernard Delemotte aide l’équipe du camp 2 à choisir un
emplacement qui soit vivable et à s’installer le mieux possible. Cette équipe
ne se compose que de trois personnes : Jacques Renoir, cinéaste, JeanJérôme Carcopino, assistant, et Jean-Clair Riant, plongeur. L’île n’est pas
très grande et les emplacements favorables sont peu nombreux.
Bernard Delemotte explore toute la région comprise entre la pointe
Espinosa et la pointe Douglas. Les fonds paraissent intéressants. Mais,
comme à peu près partout dans l’archipel, une énorme houle se brise sur
les rochers ; elle frappe sud sud-ouest. Nous pouvons faire une première
constatation, c’est qu’à Femandina, la lave n’a pas pris les mêmes formes
qu’à l’île Hood. Elle s’est pétrifiée en rochers plus arrondis, moins coupants. La végétation aussi est plus riche et au premier examen, la faune
paraît plus nombreuse. Elle se compose non seulement des iguanes gris,
mais aussi de nombreux oiseaux : des fous, des manchots, des hérons et
surtout les célèbres cormorans aptères qui malgré leur nom ont quand
même des ailes tronquées, mais sont incapables de voler : ils nagent et
plongent pour se nourrir de poissons.
Mettant à profit le temps consacré à l’installation du camp, notre
restent attachés à un secteur donné, soit parce qu’ils y trouvent les conditions
qui s’accordent avec leur propre mode de vie — pour les iguanes, par
exemple, c’est la proximité de leurs algues — soit que les modifications
qu’ils ont subies les attachent étroitement à certains modes de nourriture
ou à une certaine flore, c’est le cas notamment des pinsons de Darwin.
Au matin, Bernard Delemotte aide l’équipe du camp 2 à choisir un
emplacement qui soit vivable et à s’installer le mieux possible. Cette équipe
ne se compose que de trois personnes : Jacques Renoir, cinéaste, JeanJérôme Carcopino, assistant, et Jean-Clair Riant, plongeur. L’île n’est pas
très grande et les emplacements favorables sont peu nombreux.
Bernard Delemotte explore toute la région comprise entre la pointe
Espinosa et la pointe Douglas. Les fonds paraissent intéressants. Mais,
comme à peu près partout dans l’archipel, une énorme houle se brise sur
les rochers ; elle frappe sud sud-ouest. Nous pouvons faire une première
constatation, c’est qu’à Femandina, la lave n’a pas pris les mêmes formes
qu’à l’île Hood. Elle s’est pétrifiée en rochers plus arrondis, moins coupants. La végétation aussi est plus riche et au premier examen, la faune
paraît plus nombreuse. Elle se compose non seulement des iguanes gris,
mais aussi de nombreux oiseaux : des fous, des manchots, des hérons et
surtout les célèbres cormorans aptères qui malgré leur nom ont quand
même des ailes tronquées, mais sont incapables de voler : ils nagent et
plongent pour se nourrir de poissons.
Mettant à profit le temps consacré à l’installation du camp, notre
