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le camp de l’île Hood
ORIGINE INCONNUE — BAINS DE SOLEIL
CHRONIQUE D’UNE ILE DÉSERTE
A CACHE-CACHE AVEC LES IGUANES — DES CHÈVRES INDÉSIRABLES
LES OISEAUX MOQUEURS — EXPLORATION DE L’ILE
Après avoir monté leur tente à la limite des hautes eaux, sur une
langue de sable, après avoir installé la cuisine, trouvé un emplacement
à peu près sec pour le compresseur et même improvisé un atelier de petite
mécanique, nos sept camarades du camp purent enfin regarder autour d’eux,
jeter un coup d’œil sur le décor où ils allaient vivre pendant plusieurs
semaines. Au-dessus d’eux s’élevaient des rochers d’où émergeait çà et là
une végétation pauvre et basse : des buissons, des plantes de misère qui
s’accommodent d’un terrain à la fois volcanique et salé, des plantes grasses,
les opuntia* aux pointes aussi redoutables que celles de la lave. En mer,
ils pouvaient voir les vagues se briser avec une inlassable violence sur la
barrière des récifs et monter à l’assaut de l’île.
Sur terre, c’était un peu l’image de la désolation ou, comme l’a dit
Jean-Jérôme Carcopino, « l’un des plus beaux décors d’enfer qu’on puisse
imaginer ». De grandes dalles noires et cassées alternaient avec des étendues
d’aiguilles sur lesquelles il était impossible de marcher. Mais cette matière
noire, agressive, de la lave, rebutante à toucher, était très belle à voir.
Lorsqu’elle était encore molle, elle s’était étalée en plusieurs points en
vagues régulières, en ondulations très souples. Au-dessus de ces formes tantôt
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