DANS LE SILLAGE DE DARWIN 37
avait été choisi en conséquence. Nous savions que les iguanes vivaient
en groupe, réunissant parfois un millier d’individus et ils devaient bien
atteindre ce nombre sur l’île Hood. Pour assurer un bon tournage, encore
fallait-il qu’une certaine familiarité s’établisse entre les hommes et ces
reptiles. Or, on sait peu de choses sur leurs réactions, sur leurs mœurs. Dans
aucun autre endroit au monde, il n’existe d’iguanes qui nagent, plongent,
et se nourrissent d’algues.
Au premier abord, il ne semble pas que ce fossile vivant soit très
attirant si l’on en croit du moins le témoignage des premières personnes qui
l’ont approché. Darwin lui-même, pourtant sensible à toute vie animale,
décrit les iguanes comme « des êtres à l’aspect hideux, ayant une sale
couleur noire, stupides, et lents dans leur déplacement ».
On verra par la suite que ce n’est pas tout à fait l’opinion des hommes
de la Calypso.
Tout ce que nous savions au début de cette expédition c’est que l’iguane
marin, qui porte le nom savant de Amblyrhynchus cristatus, peut mesurer
entre 60 centimètres et 1,20 mètre de long et que sa queue atteint au moins
la moitié de son corps.
Nous savions aussi que les iguanes marins varient d’aspect d’une île
à l’autre. Ils sont en effet mauvais nageurs et ne peuvent franchir les bras
de mer qui séparent les îles entre elles.
C’est ce qui les a empêchés de se croiser et qui a préservé les types
originaux. On en compte huit sous-espèces. Les iguanes de l’île Hood, par
exemple, sont bariolés de vert et de rouge, à Cristobal, ils sont gris foncé,
et à Santa Cruz, d’un vert de bronze.
Il appartenait à notre équipe du camp 1 de découvrir bien d’autres
secrets sur la vie de ces animaux. C’est ce qu’ils ont fait et c’est bien
pourquoi, lorsqu’à mon tour j’ai débarqué sur leur île, ils ont pu me faire
part, avec un véritable enthousiasme, de tout ce qu’ils avaient observé en
vivant au milieu des petits dragons marins qu’ils avaient appris à bien
connaître.
avait été choisi en conséquence. Nous savions que les iguanes vivaient
en groupe, réunissant parfois un millier d’individus et ils devaient bien
atteindre ce nombre sur l’île Hood. Pour assurer un bon tournage, encore
fallait-il qu’une certaine familiarité s’établisse entre les hommes et ces
reptiles. Or, on sait peu de choses sur leurs réactions, sur leurs mœurs. Dans
aucun autre endroit au monde, il n’existe d’iguanes qui nagent, plongent,
et se nourrissent d’algues.
Au premier abord, il ne semble pas que ce fossile vivant soit très
attirant si l’on en croit du moins le témoignage des premières personnes qui
l’ont approché. Darwin lui-même, pourtant sensible à toute vie animale,
décrit les iguanes comme « des êtres à l’aspect hideux, ayant une sale
couleur noire, stupides, et lents dans leur déplacement ».
On verra par la suite que ce n’est pas tout à fait l’opinion des hommes
de la Calypso.
Tout ce que nous savions au début de cette expédition c’est que l’iguane
marin, qui porte le nom savant de Amblyrhynchus cristatus, peut mesurer
entre 60 centimètres et 1,20 mètre de long et que sa queue atteint au moins
la moitié de son corps.
Nous savions aussi que les iguanes marins varient d’aspect d’une île
à l’autre. Ils sont en effet mauvais nageurs et ne peuvent franchir les bras
de mer qui séparent les îles entre elles.
C’est ce qui les a empêchés de se croiser et qui a préservé les types
originaux. On en compte huit sous-espèces. Les iguanes de l’île Hood, par
exemple, sont bariolés de vert et de rouge, à Cristobal, ils sont gris foncé,
et à Santa Cruz, d’un vert de bronze.
Il appartenait à notre équipe du camp 1 de découvrir bien d’autres
secrets sur la vie de ces animaux. C’est ce qu’ils ont fait et c’est bien
pourquoi, lorsqu’à mon tour j’ai débarqué sur leur île, ils ont pu me faire
part, avec un véritable enthousiasme, de tout ce qu’ils avaient observé en
vivant au milieu des petits dragons marins qu’ils avaient appris à bien
connaître.
