270 TROIS AVENTURES DE LA CALYPSO
de 750 de notre ère jusque dans les Basses-Andes et dans la région côtière.
En revanche, sur les bords du lac Titicaca, on ne note plus aucune œuvre
de valeur à partir de l’an 1000 de notre ère.
Le site même de Tiahuanaco qui était connu des Incas et des envahisseurs espagnols, a malheureusement été profondément altéré par les
destructions successives qu’il a eu à subir. Il est possible que certains de
ses éléments aient servi à édifier des monuments inca, mais il est en tout
cas certain que les bâtisseurs des églises des villes du voisinage y ont puisé
leurs matériaux de construction.
Pourtant trois grands temples sont aisément discernables ainsi qu’un
édifice à demi souterrain. D’énormes blocs taillés, polis, ajustés avec une
rare perfection, constituent « les monuments mégalithiques qui sont les plus
grandioses de l’Amérique précolombienne ». La construction la plus caractéristique est un lourd monolithe : la Porte du Soleil (3 mètres de haut sur
4 de large), ornée de motifs typiques qui se retrouvent dans l’art qui a
rayonné depuis les hauteurs des Andes. L’emplacement de cette porte, isolée
en dehors de tout édifice, pose d’ailleurs une énigme de plus. De grandes
statues monolithiques ont été déterrées aux alentours et montrent un style
analogue à celui de la Porte du Soleil. La plupart ont été transportées à
La Paz.
L’île de la Lune et l’île du Soleil étaient de très anciens lieux de culte.
Le conquistador Pedro Sancho assure que dans le temple du Soleil « il y
avait 600 Indiens de service et mille femmes occupés à préparer de la chicha
pour être versée en libation sur la roche sacrée appelée Titicaca ». (Cité
par A. Métraux. Les Incas.)
Chaque année, aujourd’hui encore, 60 000 Indiens viennent en pèlerinage au sanctuaire de Copacabana.
Les Aymaras qui peuplent encore les rives du lac ont été asservis par
les Incas et se sont même révoltés contre eux. Certains archéologues ont
voulu attribuer aux Aymaras la large diffusion de la civilisation de Tiahuanaco grâce à une expansion ethnique qui aurait précédé l’Empire inca. Mais
cette hypothèse est aujourd’hui contestée.
Les Incas
Il semble qu’après l’effondrement de la civilisation de Tiahuanaco, il
y ait dans l’histoire des Hautes-Andes une lacune que les archéologues ne
sont pas encore parvenus à combler. Nous ne savons pas grand-chose de
de 750 de notre ère jusque dans les Basses-Andes et dans la région côtière.
En revanche, sur les bords du lac Titicaca, on ne note plus aucune œuvre
de valeur à partir de l’an 1000 de notre ère.
Le site même de Tiahuanaco qui était connu des Incas et des envahisseurs espagnols, a malheureusement été profondément altéré par les
destructions successives qu’il a eu à subir. Il est possible que certains de
ses éléments aient servi à édifier des monuments inca, mais il est en tout
cas certain que les bâtisseurs des églises des villes du voisinage y ont puisé
leurs matériaux de construction.
Pourtant trois grands temples sont aisément discernables ainsi qu’un
édifice à demi souterrain. D’énormes blocs taillés, polis, ajustés avec une
rare perfection, constituent « les monuments mégalithiques qui sont les plus
grandioses de l’Amérique précolombienne ». La construction la plus caractéristique est un lourd monolithe : la Porte du Soleil (3 mètres de haut sur
4 de large), ornée de motifs typiques qui se retrouvent dans l’art qui a
rayonné depuis les hauteurs des Andes. L’emplacement de cette porte, isolée
en dehors de tout édifice, pose d’ailleurs une énigme de plus. De grandes
statues monolithiques ont été déterrées aux alentours et montrent un style
analogue à celui de la Porte du Soleil. La plupart ont été transportées à
La Paz.
L’île de la Lune et l’île du Soleil étaient de très anciens lieux de culte.
Le conquistador Pedro Sancho assure que dans le temple du Soleil « il y
avait 600 Indiens de service et mille femmes occupés à préparer de la chicha
pour être versée en libation sur la roche sacrée appelée Titicaca ». (Cité
par A. Métraux. Les Incas.)
Chaque année, aujourd’hui encore, 60 000 Indiens viennent en pèlerinage au sanctuaire de Copacabana.
Les Aymaras qui peuplent encore les rives du lac ont été asservis par
les Incas et se sont même révoltés contre eux. Certains archéologues ont
voulu attribuer aux Aymaras la large diffusion de la civilisation de Tiahuanaco grâce à une expansion ethnique qui aurait précédé l’Empire inca. Mais
cette hypothèse est aujourd’hui contestée.
Les Incas
Il semble qu’après l’effondrement de la civilisation de Tiahuanaco, il
y ait dans l’histoire des Hautes-Andes une lacune que les archéologues ne
sont pas encore parvenus à combler. Nous ne savons pas grand-chose de
