264 TROIS AVENTURES DE LA CALYPSO
problème qui le hantait depuis longtemps : la formation des atolls et la
croissance des coraux.
Le 29 avril, l’expédition atteignit l’île Maurice, deux mois plus tard
le cap de Bonne Espérance, puis Sainte-Hélène et l’île Ascension. On était
en route vers l’Angleterre. Mais FitzRoy décida que pour compléter son
travail scientifique, il devait retourner en Amérique du Sud. Le Beagle
rallia donc Bahia et Pernambouc au Brésil.
C’est le 2 octobre 1836 qu’il entra enfin dans le port anglais de
Falmouth. Le voyage avait duré 5 ans.
Darwin avait 27 ans et il était devenu presque chauve. Il devait vivre
jusqu’à 73 ans sans plus jamais quitter l’Angleterre.
Les travaux et les jours
Il commença par classer les nombreux spécimens qu’il avait recueillis
au cours de sa longue croisière. Il écrivit le Journal de voyage du Beagle
publié en 1839 et qui devait connaître un immense succès.
Il épousa sa cousine Emma Wedgwood. Ce fut un mariage d’amour
et il s’installa dans le Kent à 16 miles de Londres. C’est là qu’il écrivit les
5 volumes de la Zoologie du Beagle. En 1837, ouvrant son premier carnet
de notes sur l’évolution des espèces, il avait écrit : « Depuis mars dernier
je songe aux fossiles américains et aux espèces particulières à l’archipel des
Galapagos. Les faits concernant les espèces de cet archipel sont à l’origine
de toutes mes idées ».
En 1838 il lut le livre de Malthus, Un essai sur le principe de population, publié en 1798, et continua de rassembler les éléments d’une étude
sur la sélection naturelle. Il avait parfaitement conscience que ses idées
feraient scandale, dans une Angleterre victorienne, très attachée au respect
le plus strict de tout ce qui est dit dans la Bible. Il devait attendre plus de
vingt ans avant d’exposer sa théorie dans un livre.
En juin 1858, Darwin reçut d’Alfred Russel Wallace un essai intitulé :
On the tendencies of varieties to départ indefinitely from the original type
où étaient exposées des idées analogues à celles qu’il avait conçues dès son
passage aux Galapagos en 1835. Darwin eut l’élégance de recommander
chaudement l’essai d’Alfred R. Wallace à ses amis scientifiques. Mais il fut
décidé que les deux naturalistes feraient une communication commune à
la Société Linéenne de Londres.
problème qui le hantait depuis longtemps : la formation des atolls et la
croissance des coraux.
Le 29 avril, l’expédition atteignit l’île Maurice, deux mois plus tard
le cap de Bonne Espérance, puis Sainte-Hélène et l’île Ascension. On était
en route vers l’Angleterre. Mais FitzRoy décida que pour compléter son
travail scientifique, il devait retourner en Amérique du Sud. Le Beagle
rallia donc Bahia et Pernambouc au Brésil.
C’est le 2 octobre 1836 qu’il entra enfin dans le port anglais de
Falmouth. Le voyage avait duré 5 ans.
Darwin avait 27 ans et il était devenu presque chauve. Il devait vivre
jusqu’à 73 ans sans plus jamais quitter l’Angleterre.
Les travaux et les jours
Il commença par classer les nombreux spécimens qu’il avait recueillis
au cours de sa longue croisière. Il écrivit le Journal de voyage du Beagle
publié en 1839 et qui devait connaître un immense succès.
Il épousa sa cousine Emma Wedgwood. Ce fut un mariage d’amour
et il s’installa dans le Kent à 16 miles de Londres. C’est là qu’il écrivit les
5 volumes de la Zoologie du Beagle. En 1837, ouvrant son premier carnet
de notes sur l’évolution des espèces, il avait écrit : « Depuis mars dernier
je songe aux fossiles américains et aux espèces particulières à l’archipel des
Galapagos. Les faits concernant les espèces de cet archipel sont à l’origine
de toutes mes idées ».
En 1838 il lut le livre de Malthus, Un essai sur le principe de population, publié en 1798, et continua de rassembler les éléments d’une étude
sur la sélection naturelle. Il avait parfaitement conscience que ses idées
feraient scandale, dans une Angleterre victorienne, très attachée au respect
le plus strict de tout ce qui est dit dans la Bible. Il devait attendre plus de
vingt ans avant d’exposer sa théorie dans un livre.
En juin 1858, Darwin reçut d’Alfred Russel Wallace un essai intitulé :
On the tendencies of varieties to départ indefinitely from the original type
où étaient exposées des idées analogues à celles qu’il avait conçues dès son
passage aux Galapagos en 1835. Darwin eut l’élégance de recommander
chaudement l’essai d’Alfred R. Wallace à ses amis scientifiques. Mais il fut
décidé que les deux naturalistes feraient une communication commune à
la Société Linéenne de Londres.
