262 TROIS AVENTURES DE LA CALYPSO
Le Beagle, qui était un très modeste brick de 242 tonneaux et dix
canons, avait pour capitaine Robert FitzRoy qui devait partager sa cabine
avec lui.
Le navire partait pour un long voyage scientifique. Il ne déplaisait pas
à FitzRoy de prendre à son bord un naturaliste qui était aussi un futur
pasteur. Il pensait que le jeune Darwin saurait interpréter les découvertes
scientifiques conformément aux données de la Bible. Le naturaliste du
Beagle ne manquerait pas au cours de ses recherches scientifiques de tenir
compte du livre de la Genèse et de chercher tout autour du monde les traces
du déluge. Darwin n’y était d’ailleurs pas opposé et à cette époque il ne
songeait pas à remettre en cause ce qui est dit dans la Bible, bien qu’il ait
déjà connu les théories évolutionnistes de Lamarck.
Le 27 décembre 1831, le Beagle quittait Plymouth et pendant les cinq
ans que dura le voyage, Charles Darwin ne devait pas cesser d’avoir le mal
de mer. A bord d’un navire de dimensions si modestes, la place manquait
cruellement. Et dans la cabine de FitzRoy, Charles Darwin devait supporter
le tic-tac de vingt-deux chronomètres installés sur des étagères dans de la
sciure. Pour pouvoir étendre ses jambes quand il dormait, Darwin était
obligé d’ouvrir un tiroir de commode.
Le navire traversa l’Atlantique, toucha San Salvador, fit escale dans
la vieille ville de Bahia où Darwin découvrit avec émerveillement la forêt
tropicale, et descendant la côte du Brésil, il entra dans la baie de Rio de
Janeiro.
A Punta Alta sur la côte de l’Amérique du Sud, Darwin trouva les os
fossilisés d’animaux géants : le Mégalonix, le Scelidotherium, le Mylodon.
Il fut frappé par le fait que ces animaux disparus évoquaient des espèces
actuellement vivantes. La découverte d’un squelette de cheval, animal
disparu de l’Amérique jusqu’à l’arrivée des Conquistadores, l’étonna tout
particulièrement.
Ce fut l’occasion des premières discussions théologiques avec FitzRoy
sur l’authenticité de la Bible et la réalité du déluge.
Le Beagle toucha la Terre de Feu où Darwin prit contact avec les
indigènes et dressa même un vocabulaire de leur langage.
C’est par un temps détestable que le navire dirigé par l’excellent marin
qu’était FitzRoy réussit à franchir le cap Hom et arriva à Valparaiso le
22 juillet 1834.
Darwin en profita pour escalader les Andes et découvrit des mollusques
marins fossiles à 4 000 mètres d’altitude. Il acquit la preuve que ces terres
de l’Amérique du Sud avaient été submergées puis redressées à une époque
géologique récente par des bouleversements de l’écorce terrestre.
Le Beagle, qui était un très modeste brick de 242 tonneaux et dix
canons, avait pour capitaine Robert FitzRoy qui devait partager sa cabine
avec lui.
Le navire partait pour un long voyage scientifique. Il ne déplaisait pas
à FitzRoy de prendre à son bord un naturaliste qui était aussi un futur
pasteur. Il pensait que le jeune Darwin saurait interpréter les découvertes
scientifiques conformément aux données de la Bible. Le naturaliste du
Beagle ne manquerait pas au cours de ses recherches scientifiques de tenir
compte du livre de la Genèse et de chercher tout autour du monde les traces
du déluge. Darwin n’y était d’ailleurs pas opposé et à cette époque il ne
songeait pas à remettre en cause ce qui est dit dans la Bible, bien qu’il ait
déjà connu les théories évolutionnistes de Lamarck.
Le 27 décembre 1831, le Beagle quittait Plymouth et pendant les cinq
ans que dura le voyage, Charles Darwin ne devait pas cesser d’avoir le mal
de mer. A bord d’un navire de dimensions si modestes, la place manquait
cruellement. Et dans la cabine de FitzRoy, Charles Darwin devait supporter
le tic-tac de vingt-deux chronomètres installés sur des étagères dans de la
sciure. Pour pouvoir étendre ses jambes quand il dormait, Darwin était
obligé d’ouvrir un tiroir de commode.
Le navire traversa l’Atlantique, toucha San Salvador, fit escale dans
la vieille ville de Bahia où Darwin découvrit avec émerveillement la forêt
tropicale, et descendant la côte du Brésil, il entra dans la baie de Rio de
Janeiro.
A Punta Alta sur la côte de l’Amérique du Sud, Darwin trouva les os
fossilisés d’animaux géants : le Mégalonix, le Scelidotherium, le Mylodon.
Il fut frappé par le fait que ces animaux disparus évoquaient des espèces
actuellement vivantes. La découverte d’un squelette de cheval, animal
disparu de l’Amérique jusqu’à l’arrivée des Conquistadores, l’étonna tout
particulièrement.
Ce fut l’occasion des premières discussions théologiques avec FitzRoy
sur l’authenticité de la Bible et la réalité du déluge.
Le Beagle toucha la Terre de Feu où Darwin prit contact avec les
indigènes et dressa même un vocabulaire de leur langage.
C’est par un temps détestable que le navire dirigé par l’excellent marin
qu’était FitzRoy réussit à franchir le cap Hom et arriva à Valparaiso le
22 juillet 1834.
Darwin en profita pour escalader les Andes et découvrit des mollusques
marins fossiles à 4 000 mètres d’altitude. Il acquit la preuve que ces terres
de l’Amérique du Sud avaient été submergées puis redressées à une époque
géologique récente par des bouleversements de l’écorce terrestre.
