UN TROU DANS LE MUR 227
bonne nouvelle. Nous avons maintenant la preuve que les trous bleus sont
bien reliés entre eux, sous terre, par tout un réseau de boyaux immergés.
Dans l’espoir de mieux démêler cette topographie complexe, nous
avons recommencé l’expérience sur plusieurs points du récif, ce qui nous
a permis de connaître l’étendue de ce réseau de galeries, creusées dans le
calcaire, et de confronter ces observations obtenues avec la fluorescéine au
résultat et aux mesures enregistrées par les courantomètres.
Bien entendu, le Dr Benjamin et Bob Dill se sont tout particulièrement
passionnés pour ces travaux consacrés à l’une des formes géologiques les
plus compliquées et les plus étranges que l’on puisse trouver à la fois dans
la mer et sur terre.
Les îles Bahamas représentent autant de sommets de la plus grande
chaîne de montagnes calcaires du monde. Ce sont des plateaux très élevés
puisque du haut de ces îles qui affleurent tout juste à la surface de la mer
jusqu’à la base de la chaîne rocheuse, la dénivellation est de 8 900 mètres.
Il a été constaté par les géologues que l’ensemble de la région s’affaisse
à la cadence de 33 centimètres tous les 8 000 ans. Mais cet enfoncement
n’est pas sensible parce qu’il est compensé par les sédiments qui se déposent
sur les îles et aussi par la pousse du corail qui représentent une montée à
peu près équivalente.
Une excursion insolite de la soucoupe
Une fois de plus, le Dr Benjamin nous a rendu grand service par sa
connaissance approfondie de la topographie secrète des récifs d’Andros.
Il nous a montré, près de Stafford Creek, au nord de l’île, un trou qui
s’ouvrait non plus à l’intérieur des terres, mais dans le tombant qui descend
vers les grandes profondeurs de la Langue de l’Océan.
Ce trou se situe sur une plate-forme, à une quarantaine de mètres de
la surface, et par temps calme, descendre dans ce puits représente pour les
plongeurs une merveilleuse promenade.
Le puits est profond d’une soixantaine de mètres. A la fin, il tourne
presque à angle droit pour déboucher directement en eau libre.
Mais à peu près à mi-chemin s’ouvre une fenêtre sur la mer par où
la lumière pénètre. On a ainsi la surprise, en suivant ce couloir obscur, de
rencontrer par deux fois une clarté bleue qui vient de la pleine eau.
La promenade est d’autant plus belle que la vie marine est plus intense
tout au long de ce passage étroit.
On peut y voir des éponges de toutes couleurs qui garnissent les
bonne nouvelle. Nous avons maintenant la preuve que les trous bleus sont
bien reliés entre eux, sous terre, par tout un réseau de boyaux immergés.
Dans l’espoir de mieux démêler cette topographie complexe, nous
avons recommencé l’expérience sur plusieurs points du récif, ce qui nous
a permis de connaître l’étendue de ce réseau de galeries, creusées dans le
calcaire, et de confronter ces observations obtenues avec la fluorescéine au
résultat et aux mesures enregistrées par les courantomètres.
Bien entendu, le Dr Benjamin et Bob Dill se sont tout particulièrement
passionnés pour ces travaux consacrés à l’une des formes géologiques les
plus compliquées et les plus étranges que l’on puisse trouver à la fois dans
la mer et sur terre.
Les îles Bahamas représentent autant de sommets de la plus grande
chaîne de montagnes calcaires du monde. Ce sont des plateaux très élevés
puisque du haut de ces îles qui affleurent tout juste à la surface de la mer
jusqu’à la base de la chaîne rocheuse, la dénivellation est de 8 900 mètres.
Il a été constaté par les géologues que l’ensemble de la région s’affaisse
à la cadence de 33 centimètres tous les 8 000 ans. Mais cet enfoncement
n’est pas sensible parce qu’il est compensé par les sédiments qui se déposent
sur les îles et aussi par la pousse du corail qui représentent une montée à
peu près équivalente.
Une excursion insolite de la soucoupe
Une fois de plus, le Dr Benjamin nous a rendu grand service par sa
connaissance approfondie de la topographie secrète des récifs d’Andros.
Il nous a montré, près de Stafford Creek, au nord de l’île, un trou qui
s’ouvrait non plus à l’intérieur des terres, mais dans le tombant qui descend
vers les grandes profondeurs de la Langue de l’Océan.
Ce trou se situe sur une plate-forme, à une quarantaine de mètres de
la surface, et par temps calme, descendre dans ce puits représente pour les
plongeurs une merveilleuse promenade.
Le puits est profond d’une soixantaine de mètres. A la fin, il tourne
presque à angle droit pour déboucher directement en eau libre.
Mais à peu près à mi-chemin s’ouvre une fenêtre sur la mer par où
la lumière pénètre. On a ainsi la surprise, en suivant ce couloir obscur, de
rencontrer par deux fois une clarté bleue qui vient de la pleine eau.
La promenade est d’autant plus belle que la vie marine est plus intense
tout au long de ce passage étroit.
On peut y voir des éponges de toutes couleurs qui garnissent les
