226 TROIS AVENTURES DE LA CALYPSO
Soudain, devant eux, le couloir s’élargit et débouche sur une salle
sous-marine. Quelques poissons effrayés se réfugient dans l’ombre, au pied
des parois. Puis Prézelin, qui tenait une des lampes, éclaire soudain une
forme immobile couchée sur le sable. Avec la lumière, il en dessine doucement les contours. C’est une raie dont la couleur contraste à peine avec
celle du fond. Elle ne semble pas effrayée et ne cherche même pas à fuir.
Nous constaterons par la suite que ces salles qui s’ouvrent au bout
de couloirs plus ou moins longs, servent d’abris, de refuges ou d’affût à
quelques grands animaux marins. Le plus souvent, ce sont des prédateurs
qui attendent que les courants de marée amènent des victimes.
La preuve par la couleur
Raymond Coll estime que la petite caverne dans laquelle il se trouve,
est favorable à l’expérience que l’équipe est chargée de tenter. Il procède
aux préparatifs : d’un petit sac en plastique attaché à sa ceinture, il sort
un paquet qui contient un colorant extrêmement puissant et qui doit se
répandre de galerie en galerie tout en gagnant la surface. C’est une teinture
verte, fluorescente et que nous avons choisie parce qu’elle est inoffensive
pour toute la faune et toute la flore qui peuvent se trouver dans ce monde
à la fois souterrain et sous-marin des Bahamas.
Le but de l’expérience est de prouver que les puits communiquent bien
entre eux, même par des ouvertures très étroites où les plongeurs ne peuvent
pas se glisser.
Je pense que la teinture verte diluée dans l’eau devrait normalement
aboutir dans la mer, sur le platier que nous avons toujours tant de mal à
traverser ou à explorer.
Aussi ai-je demandé à un chaland transportant des plongeurs de croiser
le long de la côte et de surveiller particulièrement l’un des trous bleus du
platier pour nous signaler la première apparition de la teinture verte.
Le puits à l’intérieur des terres où Raymond Coll a lâché la fluorescéine est distant d’environ 250 mètres du trou en mer le plus proche que
surveille le chaland.
Il nous faut attendre environ 20 minutes, qui nous semblent en fait
très longues, pour voir nos efforts récompensés. Autour du chaland, la mer
se teinte d’abord d’un vert très léger. Un plongeur se met aussitôt à l’eau
et il voit la couleur nettement de plus en plus intense, monter du fond de
ce trou immergé. Par talkie-walkie, le chaland nous annonce aussitôt la
Soudain, devant eux, le couloir s’élargit et débouche sur une salle
sous-marine. Quelques poissons effrayés se réfugient dans l’ombre, au pied
des parois. Puis Prézelin, qui tenait une des lampes, éclaire soudain une
forme immobile couchée sur le sable. Avec la lumière, il en dessine doucement les contours. C’est une raie dont la couleur contraste à peine avec
celle du fond. Elle ne semble pas effrayée et ne cherche même pas à fuir.
Nous constaterons par la suite que ces salles qui s’ouvrent au bout
de couloirs plus ou moins longs, servent d’abris, de refuges ou d’affût à
quelques grands animaux marins. Le plus souvent, ce sont des prédateurs
qui attendent que les courants de marée amènent des victimes.
La preuve par la couleur
Raymond Coll estime que la petite caverne dans laquelle il se trouve,
est favorable à l’expérience que l’équipe est chargée de tenter. Il procède
aux préparatifs : d’un petit sac en plastique attaché à sa ceinture, il sort
un paquet qui contient un colorant extrêmement puissant et qui doit se
répandre de galerie en galerie tout en gagnant la surface. C’est une teinture
verte, fluorescente et que nous avons choisie parce qu’elle est inoffensive
pour toute la faune et toute la flore qui peuvent se trouver dans ce monde
à la fois souterrain et sous-marin des Bahamas.
Le but de l’expérience est de prouver que les puits communiquent bien
entre eux, même par des ouvertures très étroites où les plongeurs ne peuvent
pas se glisser.
Je pense que la teinture verte diluée dans l’eau devrait normalement
aboutir dans la mer, sur le platier que nous avons toujours tant de mal à
traverser ou à explorer.
Aussi ai-je demandé à un chaland transportant des plongeurs de croiser
le long de la côte et de surveiller particulièrement l’un des trous bleus du
platier pour nous signaler la première apparition de la teinture verte.
Le puits à l’intérieur des terres où Raymond Coll a lâché la fluorescéine est distant d’environ 250 mètres du trou en mer le plus proche que
surveille le chaland.
Il nous faut attendre environ 20 minutes, qui nous semblent en fait
très longues, pour voir nos efforts récompensés. Autour du chaland, la mer
se teinte d’abord d’un vert très léger. Un plongeur se met aussitôt à l’eau
et il voit la couleur nettement de plus en plus intense, monter du fond de
ce trou immergé. Par talkie-walkie, le chaland nous annonce aussitôt la
