Louis Prezelin et Raymond Coll après leur plongée vont prendre place à bord de l'auto amphibie
pilotée par Albert Falco.
Double page suivante : Au fond du trou les plongeurs libèrent la fluorescéine qui nous permettra
de connaître l'orifice de sortie de ce dédale sous-marin.
J’ai vu d’avion les trous parfaitement ronds de la côte est d’Andros
et ce sont ceux-là que je compte explorer. Malheureusement il y en a très
peu qui soient situés assez près d’une crique ou d’une route pour qu’on
puisse les atteindre à pied et notre équipement est trop lourd pour être
transporté sur place à dos d’homme. Aussi la chaparral va-t-elle nous rendre
de grands services et je me félicite de l’avoir embarquée à bord de la
Calypso.
Même avec cette aide précieuse la marche d’approche n’est pas facile.
Falco aux commandes du véhicule amphibie cherche son chemin
entre tant d’obstacles et il évite de peu l’enlisement dans une boue fétide.
Après de nombreux détours, il parvient enfin en vue du trou bleu que nous
avons choisi. Mais il a fallu que Prézelin et Coll, devançant la chapparal,
partent à travers les buissons épineux à la recherche de ce puits, tandis que
Falco aux commandes de sa voiture tente de se frayer un chemin.
Lorsque l’équipe arrive enfin au bord de ce petit gouffre, il leur
apparaît comme une simple mare d’eau dormante. La mer est étale, aucun
bouillonnement ne se produit. Mais tous se méfient d’un autre phénomène
dont nous avons été victimes au moins une fois et que le Dr Benjamin a
bien observé : il arrive qu’une nappe d’eau douce s’accumule au-dessus de
l’eau salée. On sait que l’eau de pluie, plus légère, a tendance à flotter
au-dessus de l’eau de mer en se mélangeant très peu. Mais la flottabilité
des plongeurs est bien différente selon la densité de l’eau. Entrant d’abord
dans cette nappe d’eau douce, ils tombent comme des pierres jusqu à ce
pilotée par Albert Falco.
Double page suivante : Au fond du trou les plongeurs libèrent la fluorescéine qui nous permettra
de connaître l'orifice de sortie de ce dédale sous-marin.
J’ai vu d’avion les trous parfaitement ronds de la côte est d’Andros
et ce sont ceux-là que je compte explorer. Malheureusement il y en a très
peu qui soient situés assez près d’une crique ou d’une route pour qu’on
puisse les atteindre à pied et notre équipement est trop lourd pour être
transporté sur place à dos d’homme. Aussi la chaparral va-t-elle nous rendre
de grands services et je me félicite de l’avoir embarquée à bord de la
Calypso.
Même avec cette aide précieuse la marche d’approche n’est pas facile.
Falco aux commandes du véhicule amphibie cherche son chemin
entre tant d’obstacles et il évite de peu l’enlisement dans une boue fétide.
Après de nombreux détours, il parvient enfin en vue du trou bleu que nous
avons choisi. Mais il a fallu que Prézelin et Coll, devançant la chapparal,
partent à travers les buissons épineux à la recherche de ce puits, tandis que
Falco aux commandes de sa voiture tente de se frayer un chemin.
Lorsque l’équipe arrive enfin au bord de ce petit gouffre, il leur
apparaît comme une simple mare d’eau dormante. La mer est étale, aucun
bouillonnement ne se produit. Mais tous se méfient d’un autre phénomène
dont nous avons été victimes au moins une fois et que le Dr Benjamin a
bien observé : il arrive qu’une nappe d’eau douce s’accumule au-dessus de
l’eau salée. On sait que l’eau de pluie, plus légère, a tendance à flotter
au-dessus de l’eau de mer en se mélangeant très peu. Mais la flottabilité
des plongeurs est bien différente selon la densité de l’eau. Entrant d’abord
dans cette nappe d’eau douce, ils tombent comme des pierres jusqu à ce
