QUAND L’EAU BOUILLONNE 211
dans l’ombre la plus profonde de cette salle. Au passage, nous avions senti
les remous produits par leurs coups de queue. Mais ils étaient acculés au
mur du fond et ils devaient éprouver la sensation qu’ils étaient pris au
piège entre nos lampes qui avançaient et le mur de la grotte. Le plus
courageux des deux s’élança vers le premier plongeur puis se détourna vers
moi. L’instant d’après, tout ce que je pouvais distinguer était un nuage de
boue brune qui enveloppait les câbles de nos lampes, les bras, les jambes
des plongeurs et la silhouette des requins. Quel spectacle ! J’appuyai en vain
sur le déclencheur de l’appareil. Rien ne se produisit. Les fils électriques
avaient sans doute été cassés dans la mêlée. Nous n’avons pas attendu une
nouvelle attaque des requins, nous avons regagné rapidement la surface.
Par chance, lorsque j’ai développé le film, j’ai découvert qu’une photo qui
avait été prise au voisinage d’un de nos projecteurs, était tout de même
acceptable (1).
Mais avant d’explorer cette grotte dont la découverte constituera pour
nous le sommet de cette expédition, nous nous fixons une autre tâche.
(1) Il faut préciser que le Dr Benjamin s’inquiète des « accidents » qui pourraient survenir aux plongeurs, tentés après avoir lu ce livre de visiter les trous bleus des Bahamas.
En effet il y a eu plus de 20 morts en 1971 au cours de différentes explorations de ces grottes.
Il importe donc de répéter ici que cette spéléologie sous-marine ne peut être pratiquée que
par des plongeurs confirmés et disposant de moyens importants et connaissant bien les
dangers qui les attendent.
Double page suivante : Les fonds des Bahamas peuplés de coraux, de gorgones et d éponges sont
aussi riches et aussi colorés que les fonds du Honduras britannique.
dans l’ombre la plus profonde de cette salle. Au passage, nous avions senti
les remous produits par leurs coups de queue. Mais ils étaient acculés au
mur du fond et ils devaient éprouver la sensation qu’ils étaient pris au
piège entre nos lampes qui avançaient et le mur de la grotte. Le plus
courageux des deux s’élança vers le premier plongeur puis se détourna vers
moi. L’instant d’après, tout ce que je pouvais distinguer était un nuage de
boue brune qui enveloppait les câbles de nos lampes, les bras, les jambes
des plongeurs et la silhouette des requins. Quel spectacle ! J’appuyai en vain
sur le déclencheur de l’appareil. Rien ne se produisit. Les fils électriques
avaient sans doute été cassés dans la mêlée. Nous n’avons pas attendu une
nouvelle attaque des requins, nous avons regagné rapidement la surface.
Par chance, lorsque j’ai développé le film, j’ai découvert qu’une photo qui
avait été prise au voisinage d’un de nos projecteurs, était tout de même
acceptable (1).
Mais avant d’explorer cette grotte dont la découverte constituera pour
nous le sommet de cette expédition, nous nous fixons une autre tâche.
(1) Il faut préciser que le Dr Benjamin s’inquiète des « accidents » qui pourraient survenir aux plongeurs, tentés après avoir lu ce livre de visiter les trous bleus des Bahamas.
En effet il y a eu plus de 20 morts en 1971 au cours de différentes explorations de ces grottes.
Il importe donc de répéter ici que cette spéléologie sous-marine ne peut être pratiquée que
par des plongeurs confirmés et disposant de moyens importants et connaissant bien les
dangers qui les attendent.
Double page suivante : Les fonds des Bahamas peuplés de coraux, de gorgones et d éponges sont
aussi riches et aussi colorés que les fonds du Honduras britannique.
