210 TROIS AVENTURES DE LA CALYPSO
vert, par hasard, et à cause de la défaillance d’une lampe, le trou bleu le
plus profond où l’homme soit jamais descendu et qu’il y avait là des stalagmites confirmant que les trous bleus des Bahamas, comme ceux du British
Honduras, ont été creusés par l’eau douce à une époque où le niveau de la
mer était beaucoup plus bas. »
Des trous à requins
Bien entendu, ces révélations du Dr Benjamin me passionnèrent et je
lui demandai aussitôt de me conduire à cette grotte merveilleuse qu’il se
plaisait à décrire avec un grand luxe de détails. Depuis presque deux mois,
nous cherchions sans les trouver, des cavernes à stalactites et si on en croyait
Benjamin, les colonnes qu’il avait vues étaient vraiment énormes. Il affirmait
même qu’elles pouvaient atteindre 30 mètres de longueur.
— Mais hélas, disait-il, nous ne pouvions pas nous en approcher. A
la lueur des lampes, je ne distinguais que des piliers d’une couleur verte.
« Lorsque nous sommes descendus dans cette grotte pour la première
fois, je n’avais aucune idée de ses dimensions. A première vue, c’était
une caverne impressionnante. Ce n’est que plus tard, lorsque nous avons
commencé à tout explorer, que nous nous sommes vraiment rendu compte
à quel point il s’agissait d’un endroit exceptionnel. »
Notre ami Benjamin, dont l’accent slave redoublait en proportion de
son enthousiasme nous mit en garde contre le fait que des requins s’étaient
institués les gardiens de cette grotte des mille et une nuits.
C’était, bien entendu, des requins de sable qui passent pour inofïensifs
à condition qu’on ne les provoque pas. Avec leurs barbillons pendants,
ils ressemblent à de gros poissons-chat. Leur dimension varie de 1,80 à
3 mètres. Nous-mêmes en avions rencontrés à plusieurs reprises, couchés
sur le sable et se confondant avec lui par leur couleur gris-beige. Lorsque
nous ne les dérangions pas ils ne faisaient pas attention à nous.
Il était arrivé au Dr Benjamin des aventures plus mouvementées. Afin
de pouvoir photographier des salles sous-marines assez vastes, il avait synchronisé son appareil avec trois flashs que portaient d’autres plongeurs. Les
trois hommes nageaient à quelques mètres les uns des autres, reliés par
des fils électriques, lorsque brusquement, en entrant dans la grande salle,
deux requins apparurent à la lueur des lampes.
— Surpris, sans doute effrayés, raconte Benjamin, ils se lancèrent
d’abord droit sur nous, puis ils firent brusquement demi-tour pour s’enfoncer
vert, par hasard, et à cause de la défaillance d’une lampe, le trou bleu le
plus profond où l’homme soit jamais descendu et qu’il y avait là des stalagmites confirmant que les trous bleus des Bahamas, comme ceux du British
Honduras, ont été creusés par l’eau douce à une époque où le niveau de la
mer était beaucoup plus bas. »
Des trous à requins
Bien entendu, ces révélations du Dr Benjamin me passionnèrent et je
lui demandai aussitôt de me conduire à cette grotte merveilleuse qu’il se
plaisait à décrire avec un grand luxe de détails. Depuis presque deux mois,
nous cherchions sans les trouver, des cavernes à stalactites et si on en croyait
Benjamin, les colonnes qu’il avait vues étaient vraiment énormes. Il affirmait
même qu’elles pouvaient atteindre 30 mètres de longueur.
— Mais hélas, disait-il, nous ne pouvions pas nous en approcher. A
la lueur des lampes, je ne distinguais que des piliers d’une couleur verte.
« Lorsque nous sommes descendus dans cette grotte pour la première
fois, je n’avais aucune idée de ses dimensions. A première vue, c’était
une caverne impressionnante. Ce n’est que plus tard, lorsque nous avons
commencé à tout explorer, que nous nous sommes vraiment rendu compte
à quel point il s’agissait d’un endroit exceptionnel. »
Notre ami Benjamin, dont l’accent slave redoublait en proportion de
son enthousiasme nous mit en garde contre le fait que des requins s’étaient
institués les gardiens de cette grotte des mille et une nuits.
C’était, bien entendu, des requins de sable qui passent pour inofïensifs
à condition qu’on ne les provoque pas. Avec leurs barbillons pendants,
ils ressemblent à de gros poissons-chat. Leur dimension varie de 1,80 à
3 mètres. Nous-mêmes en avions rencontrés à plusieurs reprises, couchés
sur le sable et se confondant avec lui par leur couleur gris-beige. Lorsque
nous ne les dérangions pas ils ne faisaient pas attention à nous.
Il était arrivé au Dr Benjamin des aventures plus mouvementées. Afin
de pouvoir photographier des salles sous-marines assez vastes, il avait synchronisé son appareil avec trois flashs que portaient d’autres plongeurs. Les
trois hommes nageaient à quelques mètres les uns des autres, reliés par
des fils électriques, lorsque brusquement, en entrant dans la grande salle,
deux requins apparurent à la lueur des lampes.
— Surpris, sans doute effrayés, raconte Benjamin, ils se lancèrent
d’abord droit sur nous, puis ils firent brusquement demi-tour pour s’enfoncer
