De gauche à droite : André Laban, J.-Y. Cousteau, G.J. Benjamin discutent de la prochaine exploration au carré de la Calypso. (Photo G.J. Benjamin.)
ouverture qui se trouvait sur le fond. A la lumière de nos lampes, nous nous
sommes aperçus que ce puits qui s’ouvrait devant nous était très profond.
Nous y avons fait descendre un de nos projecteurs de secours. La corde
avait 60 mètres de long et pourtant elle n’atteignait pas le fond : elle
tremblait au-dessous de nous comme un ver luisant.
« Avec quelques difficultés, nous nous introduisîmes dans ce trou en
nous halant le long de la corde. A 30 mètres, nous nous arrêtâmes. Le puits
semblait interminable et la lampe scintillait toujours au-dessous de nous.
Nous reprîmes la descente, mais tout à coup la lampe fut noyée et s’éteignit.
Nous n’étions pas en danger car nous avions d’autres projecteurs... Je
dirigeai ma caméra vers le bas, en pleines ténèbres en attendant que Archie
dirige son flash électronique dans la même direction. Il y eut un moment
où je crus apercevoir l’image tout de suite effacée d’une grande voûte d’où
pendaient des colonnes massives qui ressemblaient à des stalagmites.
« Ce spectacle était-il réel ou bien était-il le fruit de mon imagination ?
« Pour m’en assurer, je ne pouvais compter que sur les images que
montrerait le film pris par ma caméra à ce moment crucial.
« Je ne fus pas déçu. Les photos montrèrent que nous avions décou-
ouverture qui se trouvait sur le fond. A la lumière de nos lampes, nous nous
sommes aperçus que ce puits qui s’ouvrait devant nous était très profond.
Nous y avons fait descendre un de nos projecteurs de secours. La corde
avait 60 mètres de long et pourtant elle n’atteignait pas le fond : elle
tremblait au-dessous de nous comme un ver luisant.
« Avec quelques difficultés, nous nous introduisîmes dans ce trou en
nous halant le long de la corde. A 30 mètres, nous nous arrêtâmes. Le puits
semblait interminable et la lampe scintillait toujours au-dessous de nous.
Nous reprîmes la descente, mais tout à coup la lampe fut noyée et s’éteignit.
Nous n’étions pas en danger car nous avions d’autres projecteurs... Je
dirigeai ma caméra vers le bas, en pleines ténèbres en attendant que Archie
dirige son flash électronique dans la même direction. Il y eut un moment
où je crus apercevoir l’image tout de suite effacée d’une grande voûte d’où
pendaient des colonnes massives qui ressemblaient à des stalagmites.
« Ce spectacle était-il réel ou bien était-il le fruit de mon imagination ?
« Pour m’en assurer, je ne pouvais compter que sur les images que
montrerait le film pris par ma caméra à ce moment crucial.
« Je ne fus pas déçu. Les photos montrèrent que nous avions décou-
