202 TROIS AVENTURES DE LA CALYPSO
Un autre phénomène va compliquer notre tâche : à un certain moment,
tous ces trous bouillonnent véritablement.
Prêts à tenter les premières descentes, Falco, Orner, Delcoutère contemplent avec méfiance cette eau verte et blanche qui s’agite dans un puits
étroit. Un courant d’eau tourbillonnant sort de cet orifice en formant de
petites vagues qui courent en surface en se brisant sur les pointes de coraux.
Qu’y a-t-il au-delà ? En descendant dans ce bouillon, les plongeurs ne
verraient rien. Il n’est pas question de s’y aventurer avant que les tourbillons
n’aient cessé.
En effet, les trous bleus d’Andros ont la particularité d’être parcourus
par des courants et des contre-courants qui se déclenchent brutalement à
chaque marée. Rien n’est plus impressionnant que de voir l’eau sombre de
ces gouffres monter ou descendre dans le blanchiement de l’écume avec, de
temps à autre, un bruit de succion inquiétant. Nous nous imaginons, pénétrant à l’intérieur de la Terre, aspirés vers des boyaux inconnus et sans doute
finalement plaqués avec violence contre la paroi rocheuse.
Bob Dill qui nous a accompagnés à l’île d’Andros, est passionné par
ce phénomène des courants alternatifs qui bouleversent à chaque marée
l’eau prisonnière dans les petits trous bleus.
Ce système très compliqué de circulation de la mer à travers le massif
d’Andros, n’a jamais été complètement expliqué. On peut cependant en
donner la théorie suivante :
La pression exercée par la marée montante oblige l’eau de la mer qui
se trouve dans les trous à parcourir un dédale de passages et de couloirs,
toutes les fissures qui composent ce sous-sol spongieux de l’île d’Andros.
Puis cette eau doit ressortir près du rivage, à l’intérieur des terres, toujours
pendant la marée montante. Au moment de la marée descendante, l’eau qui
se trouve sur le platier a tendance à ressortir par les trous.
La marée monte, mais le courant n’agit qu’avec un certain retard. Au
début de la montée de la marée, le dédale des coraux freine l’arrivée du
flux, ensuite l’eau passe par-dessus les coraux. Au moment de la marée
descendante, l’eau qui se trouve sur le platier a tendance à partir par les
trous et met par conséquent un certain temps à s’écouler.
Ainsi les courants à l’intérieur des trous bleus ne s’inversent pas exactement comme le mouvement des marées ; lorsque la marée atteint son
niveau le plus bas et commence à monter, l’eau continue à sortir pendant
deux ou trois heures encore.
Bob Dill constate également qu’il y a plus d’eau qui sort que d’eau
qui entre.
Je lui demande comment il explique cette énigme.
Un autre phénomène va compliquer notre tâche : à un certain moment,
tous ces trous bouillonnent véritablement.
Prêts à tenter les premières descentes, Falco, Orner, Delcoutère contemplent avec méfiance cette eau verte et blanche qui s’agite dans un puits
étroit. Un courant d’eau tourbillonnant sort de cet orifice en formant de
petites vagues qui courent en surface en se brisant sur les pointes de coraux.
Qu’y a-t-il au-delà ? En descendant dans ce bouillon, les plongeurs ne
verraient rien. Il n’est pas question de s’y aventurer avant que les tourbillons
n’aient cessé.
En effet, les trous bleus d’Andros ont la particularité d’être parcourus
par des courants et des contre-courants qui se déclenchent brutalement à
chaque marée. Rien n’est plus impressionnant que de voir l’eau sombre de
ces gouffres monter ou descendre dans le blanchiement de l’écume avec, de
temps à autre, un bruit de succion inquiétant. Nous nous imaginons, pénétrant à l’intérieur de la Terre, aspirés vers des boyaux inconnus et sans doute
finalement plaqués avec violence contre la paroi rocheuse.
Bob Dill qui nous a accompagnés à l’île d’Andros, est passionné par
ce phénomène des courants alternatifs qui bouleversent à chaque marée
l’eau prisonnière dans les petits trous bleus.
Ce système très compliqué de circulation de la mer à travers le massif
d’Andros, n’a jamais été complètement expliqué. On peut cependant en
donner la théorie suivante :
La pression exercée par la marée montante oblige l’eau de la mer qui
se trouve dans les trous à parcourir un dédale de passages et de couloirs,
toutes les fissures qui composent ce sous-sol spongieux de l’île d’Andros.
Puis cette eau doit ressortir près du rivage, à l’intérieur des terres, toujours
pendant la marée montante. Au moment de la marée descendante, l’eau qui
se trouve sur le platier a tendance à ressortir par les trous.
La marée monte, mais le courant n’agit qu’avec un certain retard. Au
début de la montée de la marée, le dédale des coraux freine l’arrivée du
flux, ensuite l’eau passe par-dessus les coraux. Au moment de la marée
descendante, l’eau qui se trouve sur le platier a tendance à partir par les
trous et met par conséquent un certain temps à s’écouler.
Ainsi les courants à l’intérieur des trous bleus ne s’inversent pas exactement comme le mouvement des marées ; lorsque la marée atteint son
niveau le plus bas et commence à monter, l’eau continue à sortir pendant
deux ou trois heures encore.
Bob Dill constate également qu’il y a plus d’eau qui sort que d’eau
qui entre.
Je lui demande comment il explique cette énigme.
