16 TROIS AVENTURES DE LA CALYPSO
C’est en grande partie à cause de lui, pour le voir, le filmer, plonger
avec lui que la Calypso est venue ici, à 800 kilomètres des côtes américaines,
sous l’équateur, dans 1 archipel des Galapagos.
C’est une rencontre presque solennelle. Toute l’équipe de la Calypso,
qui m’attendait depuis plusieurs jours se réjouit de me présenter ce nouvel
ami et de me raconter toutes les observations qui ont pu être faites sur lui.
Je ne peux pas hélas être tout le temps parmi les plongeurs ni à bord
de la Calypso. Je ne peux pas non plus participer à tous les épisodes de
chacun de nos films comme je le voudrais. Je me partage de mon mieux
entre Los Angeles, Paris, New York, Marseille et Monaco. Cela a bien des
inconvénients, mais j’y trouve souvent de grandes joies. Il est merveilleux
d’être brusquement transporté au cœur de notre vieille équipe qui, parfois
depuis des semaines, se consacre à l’observation des animaux où chacun
s’empresse de me livrer tout ce qu’il a appris pendant mon absence, sur
les baleines, les requins-marteaux ou, comme aujourd’hui, sur les iguanes
marins.
Arrivant ainsi pour la première fois sur cette île Hood où a été
installé le premier camp, ils me présentent leurs iguanes et cette leçon de
choses qu’ils me révèlent m’éblouit encore bien plus que si j’avais passé
mon temps à découvrir une à une des vérités ignorées sur les dragons des
Galapagos et sur leur mode de vie.
Cette île Hood apparaît au ras de l’eau comme un bloc d’aridité
noire, une aridité volcanique. Mais plus haut les sommets ont la verdure
et la profusion d’une jungle tropicale. Comme la plupart des îles Galapagos,
Hood oppose à la mer d’un côté un grand mur vertical et de l’autre une
pente plus douce où la mer brise.
Sur son socle de lave noire le dragon vert et rouge semble un monstre
en réduction sorti tout droit de l’ère secondaire. Mais c’est un monstre petit :
il n’a guère que 1,20 mètre de long. Aussi l’idée me vient de demander à
Jacques Renoir de le filmer de très près avec un grand angle, puis en réalisant un travelling arrière de montrer finalement sa taille véritable. Ce sera
le début de notre film et le spectateur croira voir quelque diplodocus vivant
assez effrayant alors qu’il s’agit d’un animal tout à fait inofïensif et dont
tous nos camarades vantent la patience et la complaisance à se laisser
observer, approcher et filmer.
Notre équipe est parfaitement capable de se passer de moi pour
rassembler des documents, amorcer le travail, observer les éléments les plus
pittoresques et quand j’arrive c’est le plus souvent pour approuver les
décisions prises et parfois exprimer quelques idées supplémentaires qui sont
saisies au vol et aussitôt mises en pratique et exploitées.
C’est en grande partie à cause de lui, pour le voir, le filmer, plonger
avec lui que la Calypso est venue ici, à 800 kilomètres des côtes américaines,
sous l’équateur, dans 1 archipel des Galapagos.
C’est une rencontre presque solennelle. Toute l’équipe de la Calypso,
qui m’attendait depuis plusieurs jours se réjouit de me présenter ce nouvel
ami et de me raconter toutes les observations qui ont pu être faites sur lui.
Je ne peux pas hélas être tout le temps parmi les plongeurs ni à bord
de la Calypso. Je ne peux pas non plus participer à tous les épisodes de
chacun de nos films comme je le voudrais. Je me partage de mon mieux
entre Los Angeles, Paris, New York, Marseille et Monaco. Cela a bien des
inconvénients, mais j’y trouve souvent de grandes joies. Il est merveilleux
d’être brusquement transporté au cœur de notre vieille équipe qui, parfois
depuis des semaines, se consacre à l’observation des animaux où chacun
s’empresse de me livrer tout ce qu’il a appris pendant mon absence, sur
les baleines, les requins-marteaux ou, comme aujourd’hui, sur les iguanes
marins.
Arrivant ainsi pour la première fois sur cette île Hood où a été
installé le premier camp, ils me présentent leurs iguanes et cette leçon de
choses qu’ils me révèlent m’éblouit encore bien plus que si j’avais passé
mon temps à découvrir une à une des vérités ignorées sur les dragons des
Galapagos et sur leur mode de vie.
Cette île Hood apparaît au ras de l’eau comme un bloc d’aridité
noire, une aridité volcanique. Mais plus haut les sommets ont la verdure
et la profusion d’une jungle tropicale. Comme la plupart des îles Galapagos,
Hood oppose à la mer d’un côté un grand mur vertical et de l’autre une
pente plus douce où la mer brise.
Sur son socle de lave noire le dragon vert et rouge semble un monstre
en réduction sorti tout droit de l’ère secondaire. Mais c’est un monstre petit :
il n’a guère que 1,20 mètre de long. Aussi l’idée me vient de demander à
Jacques Renoir de le filmer de très près avec un grand angle, puis en réalisant un travelling arrière de montrer finalement sa taille véritable. Ce sera
le début de notre film et le spectateur croira voir quelque diplodocus vivant
assez effrayant alors qu’il s’agit d’un animal tout à fait inofïensif et dont
tous nos camarades vantent la patience et la complaisance à se laisser
observer, approcher et filmer.
Notre équipe est parfaitement capable de se passer de moi pour
rassembler des documents, amorcer le travail, observer les éléments les plus
pittoresques et quand j’arrive c’est le plus souvent pour approuver les
décisions prises et parfois exprimer quelques idées supplémentaires qui sont
saisies au vol et aussitôt mises en pratique et exploitées.
