162 TROIS AVENTURES DE LA CALYPSO
Comme je ne veux courir aucun risque, je décide de laisser sur place
une équipe avec tous les moyens nécessaires et la mission de tracer un
chenal à travers le corail.
Pendant qu’ils s’acquitteront de cette mission, j’emmènerai la Calypso
à la Nouvelle-Orléans pour faire réparer le faux-nez et la chambre d’observation qui avaient été écrasés aux Galapagos lorsque notre bateau avait
heurté un rocher immergé qui n’était pas indiqué sur les cartes (1).
La Calypso avait admirablement encaissé le choc. Le faux-nez avait
servi de tampon et nous avait évité de plus graves dégâts, mais il était
complètement aplati. Personne ne pouvait descendre dans la chambre
d’observation. Or, je voulais pouvoir disposer de cette garantie supplémentaire lors de la traversée du plateau de corail de l’île du Phare : un
observateur pourrait peut-être nous éviter de nous échouer pendant cette
navigation hasardeuse.
A raser le fond
C’est un mois plus tard que la Calypso est revenue de la NouvelleOrléans avec un faux-nez tout neuf et une chambre d’observation utilisable.
Une fois de plus elle a jeté l’ancre en eau profonde au bord du tombant.
Nos camarades avaient mis ce délai à profit pour reconnaître et baliser
un chenal tout au long du plateau de corail qui devait nous mener jusqu’au
trou bleu.
Mais cette route demeurait néanmoins passablement difficile : elle
allait obliger la Calypso à de brusques virements de bord et malgré toutes
les recherches des plongeurs pour trouver un passage possible, en certains
endroits, notre bateau aurait bien peu d’eau sous la quille.
Je ne voulais m’engager dans ce passage dangereux qu’en étant sûr
du temps et en profitant au maximum des marées qui sont hélas très faibles
dans cette région.
J’avais loué un hélicoptère qui devait repérer les meilleurs passages et
nous guider par radio le long du couloir qui avait été tracé.
Grâce à un petit sondeur portatif, placé sur un chaland, il a été
possible de délimiter un passage où en principe, nous disposerions toujours
au minimum de 3 mètres 50 de profondeur.
En partant de la Calypso, nous avons pu au radar marquer les situations successives du chaland sur une carte et positionner les bouées qui
(1) Voir chapitre IV.
Comme je ne veux courir aucun risque, je décide de laisser sur place
une équipe avec tous les moyens nécessaires et la mission de tracer un
chenal à travers le corail.
Pendant qu’ils s’acquitteront de cette mission, j’emmènerai la Calypso
à la Nouvelle-Orléans pour faire réparer le faux-nez et la chambre d’observation qui avaient été écrasés aux Galapagos lorsque notre bateau avait
heurté un rocher immergé qui n’était pas indiqué sur les cartes (1).
La Calypso avait admirablement encaissé le choc. Le faux-nez avait
servi de tampon et nous avait évité de plus graves dégâts, mais il était
complètement aplati. Personne ne pouvait descendre dans la chambre
d’observation. Or, je voulais pouvoir disposer de cette garantie supplémentaire lors de la traversée du plateau de corail de l’île du Phare : un
observateur pourrait peut-être nous éviter de nous échouer pendant cette
navigation hasardeuse.
A raser le fond
C’est un mois plus tard que la Calypso est revenue de la NouvelleOrléans avec un faux-nez tout neuf et une chambre d’observation utilisable.
Une fois de plus elle a jeté l’ancre en eau profonde au bord du tombant.
Nos camarades avaient mis ce délai à profit pour reconnaître et baliser
un chenal tout au long du plateau de corail qui devait nous mener jusqu’au
trou bleu.
Mais cette route demeurait néanmoins passablement difficile : elle
allait obliger la Calypso à de brusques virements de bord et malgré toutes
les recherches des plongeurs pour trouver un passage possible, en certains
endroits, notre bateau aurait bien peu d’eau sous la quille.
Je ne voulais m’engager dans ce passage dangereux qu’en étant sûr
du temps et en profitant au maximum des marées qui sont hélas très faibles
dans cette région.
J’avais loué un hélicoptère qui devait repérer les meilleurs passages et
nous guider par radio le long du couloir qui avait été tracé.
Grâce à un petit sondeur portatif, placé sur un chaland, il a été
possible de délimiter un passage où en principe, nous disposerions toujours
au minimum de 3 mètres 50 de profondeur.
En partant de la Calypso, nous avons pu au radar marquer les situations successives du chaland sur une carte et positionner les bouées qui
(1) Voir chapitre IV.
