116 TROIS AVENTURES DE LA CALYPSO
Peu à peu notre équipe s’adapte aux conditions particulières de la
plongée en haute altitude et finalement le travail sous l’eau se révèle moins
épuisant que les efforts sur la terre.
Paysages aquatiques
Nous découvrons peu à peu un décor qui ne ressemble en rien à celui
des fonds sous-marins auxquels nous sommes accoutumés. Une prairie
immergée d’un vert cru s’étend à perte de vue dans les profondeurs du lac.
A cette altitude l’atmosphère est très raréfiée. Aussi la lumière intense et
les rayons du soleil pénètrent-ils profondément dans l’eau et favorisent-ils
la végétation aquatique.
Au cours d’une de ces plongées Delemotte se rend compte que sous
le tapis végétal, le fond est constitué de boue et de vase sur plusieurs mètres
d’épaisseur. Son bras s’y enfonce jusqu’à l’épaule. C’est une vase fluide,
molle, collante. Voilà qui ne facilitera pas nos recherches archéologiques.
Dans cette gadoue, tous les vestiges ont dû s’enfoncer profondément.
Le lac a la réputation d’être très poissonneux, mais ce n’est pas l’impression qu’il donne à nos plongeurs qui n’y rencontrent qu’une faune très
réduite.
L’adaptation à l’altitude pour tous les membres de l’équipe s’est faite
en quelques jours au bout desquels le rythme de travail est devenu comparable à celui que nous pouvions mener dans la mer, bien qu’il exige certaines
précautions et surtout un contrôle médical sévère avant et après chaque
plongée. Dans l’eau le comportement de nos camarades et leur possibilité
d’intervention n’étaient pas sensiblement modifiés. C’étaient surtout les
déplacements à l’air libre qui leur semblaient pénibles. C’est ainsi que
Bernard Delemotte et Michel Deloire ont réalisé par 15 à 20 mètres de
fond la liaison entre l’île du Soleil et un îlot voisin à un rythme de nage
soutenu sans en être épuisés.
La vie à terre nous fatiguait davantage. Personnellement j’ai énormément souffert de l’altitude. Autant je supporte la pression en plongée, autant
le manque d’oxygène à l’air m’était pénible. Il m’était impossible parfois
d’assumer le moindre effort. Je n’arrivais pas à trouver le sommeil. Dès que
je m’endormais, j’étouffais, et cette impression d’asphyxie me réveillait.
Les conditions de travail étaient également très difficiles. De notre
base de Copacabana, il fallait nous rendre à l’île du Soleil ou à celle de la
Lune pour plonger. Nous nous servions de la barge capable d’emporter tout
Peu à peu notre équipe s’adapte aux conditions particulières de la
plongée en haute altitude et finalement le travail sous l’eau se révèle moins
épuisant que les efforts sur la terre.
Paysages aquatiques
Nous découvrons peu à peu un décor qui ne ressemble en rien à celui
des fonds sous-marins auxquels nous sommes accoutumés. Une prairie
immergée d’un vert cru s’étend à perte de vue dans les profondeurs du lac.
A cette altitude l’atmosphère est très raréfiée. Aussi la lumière intense et
les rayons du soleil pénètrent-ils profondément dans l’eau et favorisent-ils
la végétation aquatique.
Au cours d’une de ces plongées Delemotte se rend compte que sous
le tapis végétal, le fond est constitué de boue et de vase sur plusieurs mètres
d’épaisseur. Son bras s’y enfonce jusqu’à l’épaule. C’est une vase fluide,
molle, collante. Voilà qui ne facilitera pas nos recherches archéologiques.
Dans cette gadoue, tous les vestiges ont dû s’enfoncer profondément.
Le lac a la réputation d’être très poissonneux, mais ce n’est pas l’impression qu’il donne à nos plongeurs qui n’y rencontrent qu’une faune très
réduite.
L’adaptation à l’altitude pour tous les membres de l’équipe s’est faite
en quelques jours au bout desquels le rythme de travail est devenu comparable à celui que nous pouvions mener dans la mer, bien qu’il exige certaines
précautions et surtout un contrôle médical sévère avant et après chaque
plongée. Dans l’eau le comportement de nos camarades et leur possibilité
d’intervention n’étaient pas sensiblement modifiés. C’étaient surtout les
déplacements à l’air libre qui leur semblaient pénibles. C’est ainsi que
Bernard Delemotte et Michel Deloire ont réalisé par 15 à 20 mètres de
fond la liaison entre l’île du Soleil et un îlot voisin à un rythme de nage
soutenu sans en être épuisés.
La vie à terre nous fatiguait davantage. Personnellement j’ai énormément souffert de l’altitude. Autant je supporte la pression en plongée, autant
le manque d’oxygène à l’air m’était pénible. Il m’était impossible parfois
d’assumer le moindre effort. Je n’arrivais pas à trouver le sommeil. Dès que
je m’endormais, j’étouffais, et cette impression d’asphyxie me réveillait.
Les conditions de travail étaient également très difficiles. De notre
base de Copacabana, il fallait nous rendre à l’île du Soleil ou à celle de la
Lune pour plonger. Nous nous servions de la barge capable d’emporter tout
