RÉTICULUM ENDOPLASMIQUE
nucléolaire est donnée par le fait qu’un mutant létal de xénope (crapaud sudafricain) dépourvu de nucléole est incapable de produire des ribosomes. C’est un
ARN 45 S, précurseur commun aux deux ARN 18 S et 28 S, qui est d'abord
synthétisé. Stockée ensuite dans la masse du nucléole, la molécule d'ARN 45 S
se coupe alors en une molécule d'ARN ribosomien 18 S et une molécule d’ARN 32 S ;
cette dernière, en perdant un tiers de sa longueur, devient une molécule d'ARN
ribosomien 28 S. On ne sait pas encore où se fait l’assemblage des ARN et des
protéines qui constituent le ribosome. Il ne semble pas que ce soit dans le noyau
et il est probable que cet assemblage a lieu dans le hyaloplasme.
Dans le cas des bactéries qui n’ont pas de nucléole, ni de membrane nucléaire,
on a montré que c’est une région particulière du chromosome bactérien qui élabore
les ARN 16 S et 23 S.
4. Réticulum endoplasmique
L’observation au microscope électronique des cellules fixées met en évidence,
à l’intérieur du cytoplasme, tout un ensemble de cavités très polymorphes qui
donnent à cette partie de la cellule une structure spongieuse. Sur les coupes de
cellules fixées au tétroxyde d’osmium, ces cavités, généralement aplaties, apparaissent séparées du hyaloplasme par une membrane dense aux électrons. Les cavités
communiquent souvent entre elles et forment un réseau canaliculaire que Porter
a baptisé réticulum endoplasmique. A côté de l’ensemble désordonné des cavités
du réticulum endoplasmique, on remarque des cavités dont l’arrangement est
beaucoup plus régulier et qui constituent des piles de saccules superposés. Ces
piles de saccules correspondent à un organite connu depuis longtemps : l’appareil
de Golgi. L’ensemble des cavités intracytoplasmiques répond donc à deux catégories d’organites : le réticulum endoplasmique et l’appareil de Golgi. Cette
distinction n’est pas seulement morphologique, comme nous le verrons en effet
dans chacun des paragraphes consacrés à ces organites, leurs fonctions, bien que
souvent complémentaires, sont physiologiquement différentes.
Structure et ultrastructure 4.1.
Comme nous l’avons indiqué plus haut, le réticulum endoplasmique est formé
par des cavités (fig. 38), limitées chacune par une membrane de 75 Â d'épaisseur.
A fort grandissement, on voit que cette membrane est constituée de deux feuillets
sombres séparés par un feuillet clair, elle a donc l’aspect d'une membrane unitaire.
Les cavités du réticulum sont de forme très variable, elles sont en général aplaties
et ne dépassent pas 250 à 500 mp. d’épaisseur; certaines sont parfois très dilatées,
comme celles qui constituent les vacuoles des cellules végétales, d'autres forment
des tubes contournés ou des vésicules de 250 à 1 000 mp. de diamètre.
Si le réticulum est en général très polymorphe à l’intérieur du cytoplasme (fig. 39),
il existe une région de la cellule où il présente toujours la même structure : celle
qui marque la frontière entre le hyaloplasme et le nucléoplasme. Là, le réticulum
75
Précédent

- 73/320

Suivant