CYTOPLASME ET ORGANITES CYTOPLASMIQUES
constituant des groupements auxquels on a donné le nom de polysomes (fig. 36 b).
Lorsque les polysomes sont attachés à des membranes du réticulum l’ensemble
formé par les polysomes et le réticulum est appelé ergastoplasme (fig. 36 c).
Le nombre de ribosomes par cellule est très variable ; il dépend du type et du volume
de la cellule; la concentration de ces organites dans le hyaloplasme varie également
d'une région à l’autre de la même cellule. On estime à 10 000 environ le nombre
de ribosomes dans une bactérie comme Escherichia coli ; dans un jeune globule
rouge qui effectue la synthèse de l’hémoglobine, on en compte environ 100 par p.3
de cytoplasme.
L’observation de ribosomes après coloration négative révèle que chacun d’eux
comporte deux sous-unités de forme globulaire, collées l’une à l’autre (fig. 31 a
et b). La même technique appliquée à des polysomes montre que les divers ribosomes qui les constituent sont reliés les uns aux autres par un filament de 15 Â de
diamètre environ.
Cette structure des ribosomes est commune à tous les types cellulaires. Il convient
de se demander si les aspects observés en microscopie électronique correspondent
à des organites qui existent réellement dans la cellule vivante. Un premier indice
de la validité des observations est apporté par l’uniformité de structure des ribosomes après divers types de fixation par des procédés physiques ou chimiques.
En outre, les études biochimiques effectuées sur des ribosomes isolés montrent
que l’activité biochimique de ces fractions est bien liée à la présence de particules
de 150 Â de diamètre (ce diamètre peut être calculé à partir des vitesses de sédimentation des particules mesurées au cours d’ultracentrifugations).
Constitution chimique 3.2.
3X1. ÉTUDE IN SITU
------------------------------------------------------ ~-----------------L’observation de cellules vivantes au microscope à U.V. révèle que les régions du
cytoplasme riches en ribosomes, ou contenant de l’ergastoplasme, absorbent
très fortement l’U.V. dans les longueurs d’onde qui correspondent aux bandes
d’absorption des acides nucléiques (fig. 41, p. 79). D’autre part, le test cytochimique
de Brachet, effectué sur des coupes de cellules fixées, montre que ces mêmes régions
sont riches en ARN fortement colorable par la pyronine. Enfin des coupes ultrafines, traitées par la ribonucléase et observées au microscope électronique, apparaissent dépourvues de particules denses aux électrons. L’ensemble de ces observations permet de conclure que les ribosomes renferment en abondance de l’ARN.
3.2.2. ISOLEMENT DE FRACTIONS ET DE SOUS-FRACTIONS « RIBOSOMES »
Le problème technique se présente de manière différente si les ribosomes à isoler
des cellules se trouvent libres dans le hyaloplasme, ou s’ils y sont au contraire
attachés aux membranes du réticulum.
Les cellules à ribosomes libres (bactéries, levures, jeunes globules rouges ou réticulocytes)
sont tout d’abord broyées mécaniquement dans une solution de saccharose 0,88 M contenant du chlorure de magnésium 0,01 M. L’homogénat est ensuite soumis à une centri72
Précédent

- 70/320

Suivant