CYTOPLASME ET ORGANITES CYTOPLASMIQUES
phosphate; dans les cellules de la glande mammaire, où les synthèses de lipides
sont très importantes, c’est surtout la voie des pentoses qui est utilisée. Quant à la
synthèse de glycogène, elle représente pour la cellule une possibilité de stockage
du glucose sous forme non soluble; cette réserve peut être employée, au fur et à
mesure des besoins, pour donner à nouveau du glucose-6-phosphate.
2.3.2. PRODUCTION DE MOUVEMENTS
Le hyaloplasme est non seulement le siège principal de la plupart des réactions
biochimiques cellulaires, mais c’est également à son niveau que se font les transformations d’énergie chimique en énergie mécanique. Le hyaloplasme n’est pas en
effet un milieu figé où les molécules sont soumises aux seules agitations du mouvement brownien, mais, à une plus grande échelle, certaines régions se déplacent
par rapport à d’autres. Ces mouvements relatifs montrent que le hyaloplasme est
capable de produire un travail entraînant les molécules hyaloplasmiques d’un
point à un autre. Les cellules dont nous avons étudié l’organisation dans un
volume précédent1 nous ont fourni des exemples de ces divers mouvements. Quand
les cellules sont maintenues par un squelette extracellulaire ou intracellulaire, le
hyaloplasme est parcouru de courants internes qui entraînent avec eux les organites, ce sont les mouvements de cyclose. Quand la cellule est libre dans le milieu,
comme l’amibe ou le polynucléaire, les courants hyaloplasmiques peuvent en
outre, la déformer et permettre son déplacement par formation de pseudopodes,
on parle alors de mouvements amœboïdes. Chez certaines cellules comme VEpistylis,
des mouvements hyaloplasmiques superficiels animent de battements pendulaires
les digitations de la surface qui forment les cils : on les appelle les mouvements
ciliaires.
I. Voir le volume « La cellule » dans cette même collection.
Au dernier type de mouvements hyaloplasmiques correspondent des déplacements
qui se font toujours selon la même direction, ce sont les mouvements de contraction
qui provoquent un raccourcissement de la cellule . Le hyaloplasme des cellules
musculaires est presque entièrement spécialisé pour effectuer ce type de mouvement; chez un protozoaire tel que VEpistylis, nous avons vu que seules certaines
régions sont contractiles : les myonèmes.
Tous ces mouvements du hyaloplasme sont liés à la présence de molécules protéiques fibreuses dont les propriétés ont été surtout analysées dans le cas des fibres
musculaires striées. C’est par elles que nous commencerons l’étude des mouvements
hyaloplasmiques; nous parlerons ensuite des mouvements de cyclose et des mouvements amœboïdes encore mal connus; les battements ciliaires feront l'objet d’un
autre paragraphe (paragraphe 8.3.2.).
2.3.2.1. Contraction des cellules musculaires striées
Le hyaloplasme des cellules musculaires striées est, pour une grande part, formé
de faisceaux de fibrilles ou myofibrilles (fig. 26) disposés parallèlement au grand
axe de la cellule. Les myofibrilles ont 1 à 2 p de diamètre et s’étendent sur toute
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