CYTOPLASME ET ORGANITES CYTOPLASMIQUES
Même quand la cellule n'a pas à augmenter sa surface, il y a toujours un renouvellement continu des constituants de sa membrane plasmique. Dans des cellules en
culture, on a pu montrer (Warren et Glick, 1968) que le matériel membranaire est
synthétisé à un taux constant, que les cellules soient en croissance, en division
ou en interphase. Si la cellule croit ou se divise, les nouveaux constituants, sans
doute synthétisés dans le hyaloplasme, servent à l’édification de nouvelle surface
membranaire, sinon ils viennent remplacer des constituants membranaires anciens
qui sont alors éliminés. A l’échelle moléculaire, les mécanismes de remplacement
et d’assemblage sont encore totalement inconnus.
2. Hyaloplasme
Le hyaloplasme est le milieu cellulaire dans lequel baignent les organites cytoplasmiques; limité par la membrane plasmique, il est séparé du noyau par la membrane nucléaire. Chez les organismes dépourvus de membrane nucléaire (bactéries
et algues bleues) il renferme tous les organites de la cellule.
Structure et ultrastructure 2.1.
A la différence de celle des autres constituants de la cellule, la morphologie du
hyaloplasme ne peut être décrite d'une manière générale. Non seulement elle est
différente selon les types cellulaires, mais pour une même cellule elle varie constamment dans l'espace et dans le temps; le hyaloplasme n'a pas la même structure
d'une région à l'autre de la cellule et celle-ci change au cours de la vie cellulaire.
Le microscope à lumière ne révèle en général aucun détail dans le hyaloplasme,
c'est pourquoi on a souvent décrit ce constituant de la cellule en disant qu’il était
optiquement vide. Dans certaines cellules, on peut cependant mettre en évidence
des différenciations dans la nature chimique ou l’état physique de régions particulières du hyaloplasme. Dans les cellules hépatiques, par exemple, certaines plages
du hyaloplasme sont très riches en glycogène, d'autres sont constituées uniquement de lipides rassemblés en gouttelettes. Dans une cellule de blé, le hyaloplasme
situé immédiatement sous la membrane plasmique est beaucoup plus visqueux
que dans la profondeur de la cellule. Chez VEpistylis, protozaine cilié, certaines
régions ont une structure fibreuse et constituent les myonémes.
Il faut souligner l'aspect dynamique de ces différenciations physiques et chimiques
du hyaloplasme. Dans les cellules hépatiques, l'étendue des plages de glycogène
et le nombre de gouttelettes lipidiques varient sans cesse; le hyaloplasme de la
cellule de blé, ou du myéloblaste, est toujours en mouvement, entraînant avec lui
les organites, quant aux structures fibreuses qui forment les myonémes de VEpistylis (fig. 20), elles sont capables de se contracter en provoquant un raccourcissement de la cellule. Ainsi, l'observation au microscope à lumière du hyaloplasme
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