FIGURE 19
Coupe transversale d’une gaine de myéline montrant sa structure périodique. On voit, au microscope
électronique, une succession de feuillets sombres (flèches maigres) et de feuillets plus clairs (flèches
grasses). Cette structure correspond à un empilement de membranes plasmiques. Nerf sciatique de rat.
X 300 000 (cliché J. D. Robertson, 1962).
leau constitué de phospholipides, de cholestérol, de cérébrosides et de protéines
forme ce que l’on appelle la gaine de myéline. Au niveau de cette gaine, phospholipides et protéines sont empilés régulièrement et réalisent un édifice de structure
périodique. La période entre les couches successives peut être mise en évidence
par diffraction des rayons X aux petits angles, aussi bien sur des nerfs vivants que
sur des nerfs fixés et inclus. Le seul changement que les rayons X permettent de
déceler est une diminution de la période au cours de l’inclusion, ce qui correspond
à un tassement des couches lors de la déshydratation. Nous sommes donc assurés
ici que l’empilement, en couches successives, de feuillets phospholipidiques
recouverts par des protéines existe dans la gaine de myéline à l'état vivant. Nous
avons vu que cette structure lamellaire continue ne permet pas l’entrée de l'eau
et des substances hydrosolubles. C’est sans doute au niveau des autres régions
de la membrane plasmique de la cellule de Schwann, là où cette membrane n'est
pas enroulée autour de l’axone, que se font ces échanges.
Origine 1.4.
L’enroulement des cellules de Schwann, au cours de l’édification de la gaine de
myéline, et la formation de nombreuses vésicules par endocytose nous montrent
que la surface de la membrane plasmique augmente durant la vie cellulaire.
Cette augmentation de surface est plus ou moins rapide selon les cellules : ainsi la formation de vésicules
de pinocytose chez l’amibe correspond à un accroissement de surface de 0,2 % par minute ; l’enroulement
des cellules de Schwann est beaucoup plus lent, l’accroissement n’est que de 0,03 % par minute. C’est
au moment de la division cellulaire, quand les cellules-filles se séparent, (cytodiérése, voir chapitre VI),
que l’augmentation est la plus rapide : dans un œuf d’oursin en segmentation elle peut atteindre 6 %
par minute.
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