PERMÉABILITÉ ET EXCITABILITÉ CELLULAIRES
organes réactionnels périphériques pour les fibres motrices (centrifuges). Néanmoins toutes les fibres nerveuses, une fois isolées de l’organisme, sont capables
d’assurer la conduction des impulsions électriques dans les deux directions
et à la même vitesse.
Les caractères de cette activité électrique associée à la conduction nerveuse ont été
particuliérement étudiés au cours des vingt dernières années sur une structure
nerveuse éminemment favorable : les axones géants qui assurent l’innervation
du manteau de certains céphalopodes, comme la seiche ou le calmar; ces axones
ont la particularité d’atteindre un diamètre de 0,5 à 1 mm, alors que le diamètre
des fibres nerveuses des mammifères est en général de l’ordre de quelques microns
et ne dépasse jamais 20 microns. De plus, ces axones géants peuvent être disséqués
sur plusieurs centimètres et maintenus en survie dans l’eau de mer, en dehors
de toute connexion avec l’organisme, pendant plusieurs heures, tout en conservant
leurs propriétés d’excitabilité.
Potentiel d'action 2.2.
On appelle potentiel d’action du nerf l’ensemble des phénomènes qui affectent
le potentiel transmembranaire au cours du passage d’une impulsion.
X2.1. METHODES D’ETUDE
Avant l’introduction de la technique des micro-électrodes (fig. 134), l’activité
électrique des fibres nerveuses était enregistrée, de façon globale, sur un faisceau de
fibres nerveuses, en plaçant une électrode, l’électrode « active » à la surface d’un nerf,
tandis que la seconde électrode ou électrode « de référence » était placée soit sur
un autre point de la même fibre, soit dans le milieu physiologique conducteur
entourant la fibre.
Les axones géants de calmar ont offert pour la première fois la possibilité d’introduire,
dans l’axe de la fibre, une micro-électrode à l’intérieur même de l’axoplasme et de mesurer
l’évolution de la différence de potentiel entre une électrode située dans le milieu intracellulaire et une électrode de référence située dans le milieu conducteur entourant la fibre
nerveuse. On peut aujourd’hui réaliser des micro-électrodes de verre (micro-électrodes de
Ling et Gérard), dont la pointe a un diamètre inférieur à 0,5 micron; celles-ci sont remplies
d’une solution concentrée de KC1 (3 M), ce qui leur assure une bonne conductivité électrique. De telles micro-électrodes permettent la mesure de potentiels transmembranaires
sur des structures cellulaires dont la taille n’excède pas celle des cellules normales, et on a
pu, grâce à leur emploi, étendre à l’ensemble des fibres nerveuses les résultats obtenus
sur l’axone géant.
122
POTENTIEL DE REPOS DE L’AXONE GEANT
Lorsqu’on introduit une micro-électrode dans l’axoplasme 1 d’un axone géant,
et que l’on mesure la différence de potentiel transmembranaire, on constate qu’il
existe comme dans la quasi-totalité des types cellulaires, une différence de potentiel, stable, à travers la membrane de l’axone, de l’ordre de 70 mV, l’axoplasme
1. On appelle ainsi le cytoplasme de l’axone.
234
organes réactionnels périphériques pour les fibres motrices (centrifuges). Néanmoins toutes les fibres nerveuses, une fois isolées de l’organisme, sont capables
d’assurer la conduction des impulsions électriques dans les deux directions
et à la même vitesse.
Les caractères de cette activité électrique associée à la conduction nerveuse ont été
particuliérement étudiés au cours des vingt dernières années sur une structure
nerveuse éminemment favorable : les axones géants qui assurent l’innervation
du manteau de certains céphalopodes, comme la seiche ou le calmar; ces axones
ont la particularité d’atteindre un diamètre de 0,5 à 1 mm, alors que le diamètre
des fibres nerveuses des mammifères est en général de l’ordre de quelques microns
et ne dépasse jamais 20 microns. De plus, ces axones géants peuvent être disséqués
sur plusieurs centimètres et maintenus en survie dans l’eau de mer, en dehors
de toute connexion avec l’organisme, pendant plusieurs heures, tout en conservant
leurs propriétés d’excitabilité.
Potentiel d'action 2.2.
On appelle potentiel d’action du nerf l’ensemble des phénomènes qui affectent
le potentiel transmembranaire au cours du passage d’une impulsion.
X2.1. METHODES D’ETUDE
Avant l’introduction de la technique des micro-électrodes (fig. 134), l’activité
électrique des fibres nerveuses était enregistrée, de façon globale, sur un faisceau de
fibres nerveuses, en plaçant une électrode, l’électrode « active » à la surface d’un nerf,
tandis que la seconde électrode ou électrode « de référence » était placée soit sur
un autre point de la même fibre, soit dans le milieu physiologique conducteur
entourant la fibre.
Les axones géants de calmar ont offert pour la première fois la possibilité d’introduire,
dans l’axe de la fibre, une micro-électrode à l’intérieur même de l’axoplasme et de mesurer
l’évolution de la différence de potentiel entre une électrode située dans le milieu intracellulaire et une électrode de référence située dans le milieu conducteur entourant la fibre
nerveuse. On peut aujourd’hui réaliser des micro-électrodes de verre (micro-électrodes de
Ling et Gérard), dont la pointe a un diamètre inférieur à 0,5 micron; celles-ci sont remplies
d’une solution concentrée de KC1 (3 M), ce qui leur assure une bonne conductivité électrique. De telles micro-électrodes permettent la mesure de potentiels transmembranaires
sur des structures cellulaires dont la taille n’excède pas celle des cellules normales, et on a
pu, grâce à leur emploi, étendre à l’ensemble des fibres nerveuses les résultats obtenus
sur l’axone géant.
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POTENTIEL DE REPOS DE L’AXONE GEANT
Lorsqu’on introduit une micro-électrode dans l’axoplasme 1 d’un axone géant,
et que l’on mesure la différence de potentiel transmembranaire, on constate qu’il
existe comme dans la quasi-totalité des types cellulaires, une différence de potentiel, stable, à travers la membrane de l’axone, de l’ordre de 70 mV, l’axoplasme
1. On appelle ainsi le cytoplasme de l’axone.
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