CYTOPLASME ET ORGANITES CYTOPLASMIQUES
par V acide neuraminique (ou acide sialique), dont le groupement carboxyle
serait en partie responsable de la charge négative de la surface cellulaire. En effet,
si on enlève l’acide neuraminique de la membrane cellulaire, par hydrolyse ménagée en présence d'une neuraminidase, la charge négative des cellules diminue.
L’analyse chimique a ainsi permis de mettre en évidence un certain nombre de
constituants (essentiellement des lipides et des protéines); leur mode d’arrangement au niveau de la membrane plasmique restant à préciser.
1X4. ARCHITECTURE MOLECULAIRE
La comparaison des résultats des analyses chimiques de membranes plasmiques
d'hématies avec ce que l’on sait des propriétés physiques des phospholipides a
conduit Davson et Danielli (1936) à formuler l’hypothèse suivante : la membrane
plasmique est constituée par une couche bimoléculaire de phospholipides dont
les pôles hydrophobes se font face et dont les pôles hydrophiles sont recouverts
de molécules protéiques (fig. 6).
Cette hypothèse a été confirmée par l’étude, au microscope électronique, de
membranes artificielles obtenues à partir de phospholipides associés ou non à des
protéines.
On sait que les phospholipides mis en présence d’eau s’organisent en couches
bimoléculaires, donnant naissance à des membranes plus ou moins concentriques
appelées images myéliniques. Stœckenius (1959) a préparé de telles membranes en
plaçant dans l'eau des phospholipides extraits du cerveau humain. Après fixation
au tétroxyde d’osmium et inclusion dans du méthacrylate, Stœckenius a observé,
Architecture moléculaire de la membrane plasmique selon Davson et Danielli. Les phospholipides sont
disposés en couche bimoléculaire, leurs pôles hydrophiles étant recouverts de protéines.
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