Division cellulaire
III
Nous avons vu que le noyau renferme toute l’information nécessaire au fonctionnement de la cellule. La division cellulaire, phénomène au cours duquel une cellulemère donne naissance à deux cellules-filles, constitue un ensemble de processus
qui assurent d’une part la reproduction quantitative et qualitative exacte de l’information, d’autre part la répartition égale dans les cellules-filles de cette information préalablement reproduite.
La reproduction quantitative et qualitative de l’information correspond à la
duplication et à la réplication de P ADN, dont on étudiera les mécanismes à l’échelle
moléculaire dans le volume « Génétique » de cette collection. La distribution de
cette information dupliquée exige la mise en place de différenciations cellulaires
particulières, qui permettent le partage équitable des structures portant l’information.
Chez les eucaryotes, la division cellulaire se présente sous plusieurs aspects. En
général, elle se traduit du point de vue morphologique par la transformation de la
chromatine en bâtonnets très colorables : les chromosomes. Avant d’étudier les
phénomènes morphologiques et physiologiques de la division cellulaire, voyons
tout d’abord quels sont les caractères généraux des chromosomes.
1. Chromosomes
Au début de la division cellulaire, les chromosomes s’édifient à partir de la chromatine du noyau interphasique. On admet aujourd’hui que chromatine et chromosomes représentent deux états différents d’un même matériel. On pense que la
chromatine est constituée de filaments fins et très longs, les chromatides, qui se
spiralisent au moment de la division, formant des enroulements serrés qui correspondent aux chromosomes. Le retour à l'état interphasique, en fin de division,
résulte de la déspiralisation des chromatides. Comme cette dernière opération
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