CARACTÈRES GÉNÉRAUX
Certaines de ces activités ont fait l’objet de nombreux travaux, d'autres sont mal
connues. La localisation des activités du noyau interphasique est encore imprécise, car très peu d’observations ont été faites sur des organites nucléaires isolés.
Les noyaux interphasiques isolés sont capables d’effectuer la glycolyse et la synthèse d’ATP (Mirsky, Allfrey, 1957-1965). Il est probable, que la synthèse d’ATP
n’est pas entièrement liée à la glycolyse. Il existe sans doute deux autres mécanismes, l’un anaérobie au cours duquel deux molécules d'ADP redonnent une
molécule d’ATP et une d'AMP en présence d’une adénylate kinase; l’autre aérobie
par phosphorylation de l’AMP.
Les noyaux isolés peuvent également incorporer des acides aminés dans leurs
protéines, en particulier dans la fraction protéique non histone. Cette synthèse
protéique est cependant faible car, dans la cellule, le cytoplasme assure la plus
grande partie des synthèses protéiques.
Ces activités de glycolyse, de synthèse d’ATP et de synthèses protéiques peuvent
être considérées comme des activités mineures du noyau interphasique; non qu’elles
soient dénuées d’intérêt dans le fonctionnement du noyau, encore que leur signification soit encore mal comprise, mais parce qu’elles sont d’une importance limitée
dans l’économie de la cellule.
C’est au niveau de l’ADN nucléaire que sont localisées les informations génétiques
de la cellule, et ceci confère au noyau le rôle fondamental de dépositaire des
caractères héréditaires.
Peu avant la division, le noyau, exerce une activité autosynthétique, il assure en effet
la reproduction exacte des informations qu’il contient en synthétisant de nouvelles
molécules d’ADN.
Les informations portées par l’ADN sont transmises au cytoplasme par l’intermédiaire de molécules d’ARN messager, dont la séquence des bases est copiée
sur celle de l’ADN. Cette copie d’informations constitue une des activités hétérosynthétiques du noyau. Les ARN messagers quittent le noyau, passent dans le
cytoplasme et leur « lecture » par les ribosomes permet la synthèse de protéines
spécifiques (protéines de structure et enzymes). Ainsi, par l'intermédiaire des ARN
messagers, l’ADN nucléaire contrôle l’ensemble des activités cellulaires. En retour,
le cytoplasme influe sur l’activité hétérosynthétique du noyau en exerçant un
rôle régulateur.
Dans le volume « Génétique » de cette collection nous verrons comment on conçoit
aujourd’hui la nature de ces relations nucléocytoplasmiques, à l'échelle moléculaire.
Dans ce chapitre, nous nous contenterons de décrire quelques expériences qui
démontrent le contrôle exercé par le noyau sur les activités cytoplasmiques et le
rôle de l’ARN dans ce phénomène.
Un type de technique utilisé pour montrer l’importance du noyau dans le contrôle
des activités cellulaires consiste à enlever, par micromanipulation, le noyau de
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Certaines de ces activités ont fait l’objet de nombreux travaux, d'autres sont mal
connues. La localisation des activités du noyau interphasique est encore imprécise, car très peu d’observations ont été faites sur des organites nucléaires isolés.
Les noyaux interphasiques isolés sont capables d’effectuer la glycolyse et la synthèse d’ATP (Mirsky, Allfrey, 1957-1965). Il est probable, que la synthèse d’ATP
n’est pas entièrement liée à la glycolyse. Il existe sans doute deux autres mécanismes, l’un anaérobie au cours duquel deux molécules d'ADP redonnent une
molécule d’ATP et une d'AMP en présence d’une adénylate kinase; l’autre aérobie
par phosphorylation de l’AMP.
Les noyaux isolés peuvent également incorporer des acides aminés dans leurs
protéines, en particulier dans la fraction protéique non histone. Cette synthèse
protéique est cependant faible car, dans la cellule, le cytoplasme assure la plus
grande partie des synthèses protéiques.
Ces activités de glycolyse, de synthèse d’ATP et de synthèses protéiques peuvent
être considérées comme des activités mineures du noyau interphasique; non qu’elles
soient dénuées d’intérêt dans le fonctionnement du noyau, encore que leur signification soit encore mal comprise, mais parce qu’elles sont d’une importance limitée
dans l’économie de la cellule.
C’est au niveau de l’ADN nucléaire que sont localisées les informations génétiques
de la cellule, et ceci confère au noyau le rôle fondamental de dépositaire des
caractères héréditaires.
Peu avant la division, le noyau, exerce une activité autosynthétique, il assure en effet
la reproduction exacte des informations qu’il contient en synthétisant de nouvelles
molécules d’ADN.
Les informations portées par l’ADN sont transmises au cytoplasme par l’intermédiaire de molécules d’ARN messager, dont la séquence des bases est copiée
sur celle de l’ADN. Cette copie d’informations constitue une des activités hétérosynthétiques du noyau. Les ARN messagers quittent le noyau, passent dans le
cytoplasme et leur « lecture » par les ribosomes permet la synthèse de protéines
spécifiques (protéines de structure et enzymes). Ainsi, par l'intermédiaire des ARN
messagers, l’ADN nucléaire contrôle l’ensemble des activités cellulaires. En retour,
le cytoplasme influe sur l’activité hétérosynthétique du noyau en exerçant un
rôle régulateur.
Dans le volume « Génétique » de cette collection nous verrons comment on conçoit
aujourd’hui la nature de ces relations nucléocytoplasmiques, à l'échelle moléculaire.
Dans ce chapitre, nous nous contenterons de décrire quelques expériences qui
démontrent le contrôle exercé par le noyau sur les activités cytoplasmiques et le
rôle de l’ARN dans ce phénomène.
Un type de technique utilisé pour montrer l’importance du noyau dans le contrôle
des activités cellulaires consiste à enlever, par micromanipulation, le noyau de
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