MITOCHONDRIES
6.4.2. RAPPORTS ENTRE ACTIVITES PHYSIOLOGIQUES ET STRUCTURE CELLULAIRE
Nous avons vu que les mitochondries sont des organites qui utilisent l’énergie
dégagée par l’oxydation de métabolites oxydables pour régénérer de l’ATP.
En général les combustibles sont des petites molécules (acide pyruvique, acide
cétoglutarique, acide oxaloacétique, acides gras) en solution dans le hyaloplasme.
Dans ces conditions, les mitochondries prélèvent directement dans le hyaloplasme
les combustibles qui s’y trouvent uniformément répartis, elles apparaissent alors
distribuées au hasard dans la cellule.
Examinons maintenant un cas où les combustibles uniformément dissous dans
le hyaloplasme ont été utilisés sans être remplacés. Chez un animal soumis à
un jeûne prolongé (jeûne de 5 à 6 jours chez un cobaye), les combustibles fournis
normalement par l’alimentation n’existent plus. Les cellules utilisent alors,
comme seule source de combustible, les lipides qui sont en réserve dans certains
tissus et qui, transportés par la voie sanguine, s’accumulent dans leur hyaloplasme
sous forme de globules lipidiques de quelques microns de diamètre. Dans ce cas,
on constate que les mitochondries viennent s’accoler aux globules lipidiques
dont elles oxydent les lipides (fig. 71 a).
Si la répartition des mitochondries est indépendante, sauf exception, de la répartition des combustibles, elle est en revanche souvent déterminée par les besoins
en ATP de certaines régions de la cellule. En effet, dans la cellule existent des
structures qui consomment de grandes quantités d’ATP et c’est autour d’elles
que l’on observe un rassemblement des mitochondries.
L'énergie fournie par l’ATP des mitochondries est utilisée à diverses fins, comme
l’illustre la répartition des mitochondries dans certaines cellules. On trouve
par exemple des mitochondries au voisinage des ribosomes qui synthétisent des
protéines, on les observe rassemblées contre des structures contractiles comme
les myofibrilles du muscle strié (fig. 28, p. 59) ou les flagelles des spermatozoïdes (fig. 71 b), ou encore très prés de la membrane plasmique des cellules qui
ont des échanges importants avec le milieu extracellulaire (cellules des tubules
rénaux par exemple, voir fig. 9, p. 27).
Régulation des activités physiologiques 6.5.
I
Nous venons de décrire les divers types d’activités physiologiques des mitochon.
dries : phosphorylation oxydative, concentration de substances, synthèse, gonflement et contraction. Dans une cellule vivante, l’importance de chacune de ces
activités peut varier. Il existe des facteurs capables de limiter ou d'accroître telle
ou telle d’entre elles, selon les besoins de la cellule ou de l'organisme. L ensemble
i
de ces facteurs constitue le système de régulation de l'activité mitochondriale
IGURE7I et on ne Possède actuellement que peu de renseignements sur les mécanismes
i) Mitochondrie accolée à un globule lipidique L dans une cellule de pancréas de cobaye à jcûn.
î) Mitochondries m rassemblées autour du flagelle F dans un spermatozoïde de chauve-souris ; T, tête
L Ho, 1965).
123
6.4.2. RAPPORTS ENTRE ACTIVITES PHYSIOLOGIQUES ET STRUCTURE CELLULAIRE
Nous avons vu que les mitochondries sont des organites qui utilisent l’énergie
dégagée par l’oxydation de métabolites oxydables pour régénérer de l’ATP.
En général les combustibles sont des petites molécules (acide pyruvique, acide
cétoglutarique, acide oxaloacétique, acides gras) en solution dans le hyaloplasme.
Dans ces conditions, les mitochondries prélèvent directement dans le hyaloplasme
les combustibles qui s’y trouvent uniformément répartis, elles apparaissent alors
distribuées au hasard dans la cellule.
Examinons maintenant un cas où les combustibles uniformément dissous dans
le hyaloplasme ont été utilisés sans être remplacés. Chez un animal soumis à
un jeûne prolongé (jeûne de 5 à 6 jours chez un cobaye), les combustibles fournis
normalement par l’alimentation n’existent plus. Les cellules utilisent alors,
comme seule source de combustible, les lipides qui sont en réserve dans certains
tissus et qui, transportés par la voie sanguine, s’accumulent dans leur hyaloplasme
sous forme de globules lipidiques de quelques microns de diamètre. Dans ce cas,
on constate que les mitochondries viennent s’accoler aux globules lipidiques
dont elles oxydent les lipides (fig. 71 a).
Si la répartition des mitochondries est indépendante, sauf exception, de la répartition des combustibles, elle est en revanche souvent déterminée par les besoins
en ATP de certaines régions de la cellule. En effet, dans la cellule existent des
structures qui consomment de grandes quantités d’ATP et c’est autour d’elles
que l’on observe un rassemblement des mitochondries.
L'énergie fournie par l’ATP des mitochondries est utilisée à diverses fins, comme
l’illustre la répartition des mitochondries dans certaines cellules. On trouve
par exemple des mitochondries au voisinage des ribosomes qui synthétisent des
protéines, on les observe rassemblées contre des structures contractiles comme
les myofibrilles du muscle strié (fig. 28, p. 59) ou les flagelles des spermatozoïdes (fig. 71 b), ou encore très prés de la membrane plasmique des cellules qui
ont des échanges importants avec le milieu extracellulaire (cellules des tubules
rénaux par exemple, voir fig. 9, p. 27).
Régulation des activités physiologiques 6.5.
I
Nous venons de décrire les divers types d’activités physiologiques des mitochon.
dries : phosphorylation oxydative, concentration de substances, synthèse, gonflement et contraction. Dans une cellule vivante, l’importance de chacune de ces
activités peut varier. Il existe des facteurs capables de limiter ou d'accroître telle
ou telle d’entre elles, selon les besoins de la cellule ou de l'organisme. L ensemble
i
de ces facteurs constitue le système de régulation de l'activité mitochondriale
IGURE7I et on ne Possède actuellement que peu de renseignements sur les mécanismes
i) Mitochondrie accolée à un globule lipidique L dans une cellule de pancréas de cobaye à jcûn.
î) Mitochondries m rassemblées autour du flagelle F dans un spermatozoïde de chauve-souris ; T, tête
L Ho, 1965).
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