MAÎTRISER LES ENJEUX SOCIAUX ET ÉCONOMIQUES
Les calculs précédents montrent que le séchage naturel est bien moins
onéreux (30 %) que le séchage mécanique.
Examinons les frais fixes. Malgré la nécessité de remplacer tous les deux ans
les claies fragiles, les coûts par an restent inférieurs avec le séchage naturel. En
effet, les investissements initiaux pour les bâtiments et les dépenses d’entretien
restent toujours plus faibles.
Pour les coûts variables, la dépense en combustible est importante avec le
séchage mécanique, nulle en séchage naturel. Bien que le séchage mécanique
permette de doubler la quantité de poisson séché chaque jour, ce gain ne
compense pas les dépenses.
Par contre, le séchage naturel dépend des aléas climatiques et les pertes
enregistrées sont souvent lourdes. Tandis que le séchage mécanique permet de
traiter le poisson de manière homogène tout au long de l’année. Le produit fini
est de meilleure qualité et devrait donc se vendre plus cher. Mais les produits
plus chers, même de meilleure qualité, ne se vendent pas forcément mieux : tout
dépend des moyens et du choix des consommateurs. Le fait d’adopter ce type
de technique est donc lié aux possibilités d’augmenter le prix de vente du
poisson transformé.
En général, il est plus prudent d’opter pour des techniques très simples et peu
coûteuses. Nous présentons dans les chapitres suivants un ensemble de procédés
qui demandent un faible investissement et sont facilement maîtrisables par les
transformatrices.
Dans le secteur de la transformation du poisson, l’introduction de technologies assez coûteuses nécessite toujours beaucoup de précautions.
La formation, un outil essentiel mais pas suffisant
Une fois analysée la rentabilité de l’introduction de nouvelles techniques de
conservation et de transformation du poisson et les enjeux sociaux de cette
innovation, il faut former les futures utilisatrices.
À l’échelle locale, la diffusion d’une innovation passe souvent par un
apprentissage « sur le tas » : emploi d’insecticides protecteurs, usage d’un four
de fumage amélioré...
À l’échelle régionale, l’organisation de cours réunissant des spécialistes de
pays voisins est une excellente manière de diffuser l’acquis d'un projet.
Certaines structures ont mis en place des cours adaptés à des publics très bien
ciblés, utilisant différents systèmes comme les cours par correspondance, la
diffusion d’un journal, l’utilisation de radios locales, etc.
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Les calculs précédents montrent que le séchage naturel est bien moins
onéreux (30 %) que le séchage mécanique.
Examinons les frais fixes. Malgré la nécessité de remplacer tous les deux ans
les claies fragiles, les coûts par an restent inférieurs avec le séchage naturel. En
effet, les investissements initiaux pour les bâtiments et les dépenses d’entretien
restent toujours plus faibles.
Pour les coûts variables, la dépense en combustible est importante avec le
séchage mécanique, nulle en séchage naturel. Bien que le séchage mécanique
permette de doubler la quantité de poisson séché chaque jour, ce gain ne
compense pas les dépenses.
Par contre, le séchage naturel dépend des aléas climatiques et les pertes
enregistrées sont souvent lourdes. Tandis que le séchage mécanique permet de
traiter le poisson de manière homogène tout au long de l’année. Le produit fini
est de meilleure qualité et devrait donc se vendre plus cher. Mais les produits
plus chers, même de meilleure qualité, ne se vendent pas forcément mieux : tout
dépend des moyens et du choix des consommateurs. Le fait d’adopter ce type
de technique est donc lié aux possibilités d’augmenter le prix de vente du
poisson transformé.
En général, il est plus prudent d’opter pour des techniques très simples et peu
coûteuses. Nous présentons dans les chapitres suivants un ensemble de procédés
qui demandent un faible investissement et sont facilement maîtrisables par les
transformatrices.
Dans le secteur de la transformation du poisson, l’introduction de technologies assez coûteuses nécessite toujours beaucoup de précautions.
La formation, un outil essentiel mais pas suffisant
Une fois analysée la rentabilité de l’introduction de nouvelles techniques de
conservation et de transformation du poisson et les enjeux sociaux de cette
innovation, il faut former les futures utilisatrices.
À l’échelle locale, la diffusion d’une innovation passe souvent par un
apprentissage « sur le tas » : emploi d’insecticides protecteurs, usage d’un four
de fumage amélioré...
À l’échelle régionale, l’organisation de cours réunissant des spécialistes de
pays voisins est une excellente manière de diffuser l’acquis d'un projet.
Certaines structures ont mis en place des cours adaptés à des publics très bien
ciblés, utilisant différents systèmes comme les cours par correspondance, la
diffusion d’un journal, l’utilisation de radios locales, etc.
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