DES PROBLÈMES TECHNIQUES ET SANITAIRES
Les points faibles
de la manutention
Dégradations sur la pirogue
La majorité des pirogues sont motorisées, mais peu possèdent un équipement
de conservation de la glace. Le poisson est donc le plus souvent maintenu à
température ambiante (vingt-cinq en moyenne, parfois plus) dans le fond de la
pirogue, jusqu’au débarquement. Le temps passé en mer est variable : de quatre
à huit heures lorsque la pêche est bonne, fréquemment douze heures lorsqu’il
faut répéter les prises. Après cette attente, le processus de dégradation est parfois
bien amorcé. Le poisson partiellement endommagé est mou et friable, ce qui
provoque des pertes significatives en raison des brisures au cours de la transformation et de la distribution. Le poisson ainsi abîmé est vendu moins cher.
Dégradations pendant le débarquement
Les systèmes de déchargement sont en général mal adaptés. Dans la plupart
des cas, le poisson n’est retiré des filets qu’après l’arrivée des pirogues. La
plupart sont transportés à terre dans des cuvettes ou des paniers, puis simplement laissés en tas sur le sable chaud de la grève. Dans le meilleur des cas, ils
n’y restent que le temps du débarquement, mais l’attente se prolonge souvent
plusieurs heures et ils se détériorent. La détérioration est d’autant plus rapide
que le poisson n’est pas vidé immédiatement après le débarquement (voir la
figure 10, page suivante).
En Sierra Leone, un usage peu courant en Afrique consiste à répandre du
sable sur le poisson au fur et à mesure qu’il est empilé dans les cuvettes ou les
paniers. Les pêcheurs pensent que le sable mouillé refroidit le poisson, ce qui
est en partie vrai lorsque l’eau s’évapore. Mais dans la pratique, le sable utilisé
est plus souvent sec et chaud, et bien que le poisson soit lavé et placé sans tarder
sur des claies de fumage, cette pratique « sablée » favorise la détérioration.
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Les points faibles
de la manutention
Dégradations sur la pirogue
La majorité des pirogues sont motorisées, mais peu possèdent un équipement
de conservation de la glace. Le poisson est donc le plus souvent maintenu à
température ambiante (vingt-cinq en moyenne, parfois plus) dans le fond de la
pirogue, jusqu’au débarquement. Le temps passé en mer est variable : de quatre
à huit heures lorsque la pêche est bonne, fréquemment douze heures lorsqu’il
faut répéter les prises. Après cette attente, le processus de dégradation est parfois
bien amorcé. Le poisson partiellement endommagé est mou et friable, ce qui
provoque des pertes significatives en raison des brisures au cours de la transformation et de la distribution. Le poisson ainsi abîmé est vendu moins cher.
Dégradations pendant le débarquement
Les systèmes de déchargement sont en général mal adaptés. Dans la plupart
des cas, le poisson n’est retiré des filets qu’après l’arrivée des pirogues. La
plupart sont transportés à terre dans des cuvettes ou des paniers, puis simplement laissés en tas sur le sable chaud de la grève. Dans le meilleur des cas, ils
n’y restent que le temps du débarquement, mais l’attente se prolonge souvent
plusieurs heures et ils se détériorent. La détérioration est d’autant plus rapide
que le poisson n’est pas vidé immédiatement après le débarquement (voir la
figure 10, page suivante).
En Sierra Leone, un usage peu courant en Afrique consiste à répandre du
sable sur le poisson au fur et à mesure qu’il est empilé dans les cuvettes ou les
paniers. Les pêcheurs pensent que le sable mouillé refroidit le poisson, ce qui
est en partie vrai lorsque l’eau s’évapore. Mais dans la pratique, le sable utilisé
est plus souvent sec et chaud, et bien que le poisson soit lavé et placé sans tarder
sur des claies de fumage, cette pratique « sablée » favorise la détérioration.
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