IAPTATIONS À LA VIE SOUS-MARINE
5. Les couleurs ou formes disruptives
et les leurres
Les rayures horizontales, verticales,
obliques, cassent la silhouette d'un poisson.
Les taches noires perturbent le prédateur ;
placées vers la queue, elles peuvent passer
pour des yeux et faire prendre l'arrière du
poisson pour son avant.
Les poissons « rayés » sont nombreux :
vives, saupes, sars tambours, sars à museaux
pointus, marbrés, maquereaux, etc.
Les grandes rayures des sars tambours
troublent la vision des prédateurs.
Les taches noires sont très fréquentes :
crénilabres, girelles communes mâles,
mendoles, oblades, etc.
Peut-être la tache noire de l’oblade
perturbe-t-elle le prédateur.
Les colorations bigarrées des galathées,
des ophiures fragiles, des péricliménès,
troublent le prédateur.
6. L’ombre inversée
Les poissons pélagiques ont le dos sombre
et le ventre clair. Vus du dessus, ils ne se font
pas remarquer, étant sombres comme le fond
et vus d’en dessous, ils se confondent avec la
surface, qui est claire comme leur face
ventrale.
Cette ombre inversée s’applique aussi bien
aux petites sardines qu’au grand requin blanc.
Pour ce dernier cependant, il s’agit d'un
camouflage vis-à-vis de ses proies.
7. La présentation des armes
Il convient de montrer ses armes pour ne
pas avoir à s'en servir.
Dans les mers chaudes, le barracuda
dévoile ses dents acérées, le poisson
chirurgien ses scalpels, l’espadon sa lance
pointue, etc. Dans toutes les mers, les oursins
présentent leurs piquants, etc.
L’oursin diadème oriente ses piquants vers l’agresseur
qui s'approche.
Comme beaucoup de mollusques, le murex
a besoin d’une coquille pour se protéger.
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