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Le livre noir de la guerre d’ Algérie
adjoints et le chef de secteur dont elle relève. Si, à l’issue de cet examen, la
protection de l’ALN lui est accordée, aucun mal ne devra plus lui être fait
sous peine de très sévères sanctions à l’égard du chef de région.
Tout aliéné mental susceptible de nuire à l’Armée ou la population sera
exécuté. N’aura la vie sauve que l’aliéné pour lequel se sera porté garant un
membre de la famille.
Il est interdit de...
— se présenter au conseil de révision,
— fréquenter les écoles françaises,
Des amendes seront infligées en cas d’interdiction.
— partir en France avant le 31 décembre 1956,
— d’exercer les fonctions de mezouar pour le compte de l’ennemi.
Des lettres de menaces seront adressées à tous les mezouars déjà en place,
en cas de refus de démissionner ils seront exécutés.
[...]
Les civils rentrant de France seront étroitement surveillés. Cependant
aucune amende ne leur sera infligée pour leur retour en France.
[...]
Les groupes armés ne devront quitter leur secteur pour un autre que dans le
cas de ratissage. Dans ce cas, ils ne devront sous aucun prétexte intervenir
dans les affaires du secteur où ils se sont réfugiés. Ils n’auront droit qu’à la
nourriture et à l’hébergement, tant que durera le ratissage.
Tout maquisard qui aura abandonné son arme au cours d’un combat encourt
la peine de mort, il en est de même pour le maquisard qui aura dormi au cours
de son tour de garde, toutefois un large pouvoir d’appréciation est laissé au
tribunal chargé de le juger.
La surveillance des places sur les voies de communication est obligatoire.
Tout civil qui tentera de désamorcer ou d’enlever un tel engin [destiné au
sabotage] sera abattu.
Les vieux maquisards peuvent être démobilisés, s’ils en font la demande au
chef de région, à condition de n’être pas recherchés par l’ennemi — ceux qui,
étant recherchés, ne peuvent bénéficier de cette mesure seront affectés par le
chef de région par groupe de cinq aux refuges de service de santé...
Palestro — premier acte
Arme privilégiée de l’ALN, l’embuscade se révèle particulièrement
efficace, plus encore par ses effets psychologiques que sur le plan des
résultats militaires. Ses conséquences sur le moral du contingent seront
redoutables, frappant de crainte et de stupeur des jeunes gens tout frais
extraits de leurs campagnes ou de leurs quartiers urbains, l’information
se répandant très vite en métropole avec son cortège de précisions
macabres. Car au récit du combat-surprise se greffent les précisions sur
les mutilations qui contribuent à rejeter l’Algérie des années 50 dans
Le livre noir de la guerre d’ Algérie
adjoints et le chef de secteur dont elle relève. Si, à l’issue de cet examen, la
protection de l’ALN lui est accordée, aucun mal ne devra plus lui être fait
sous peine de très sévères sanctions à l’égard du chef de région.
Tout aliéné mental susceptible de nuire à l’Armée ou la population sera
exécuté. N’aura la vie sauve que l’aliéné pour lequel se sera porté garant un
membre de la famille.
Il est interdit de...
— se présenter au conseil de révision,
— fréquenter les écoles françaises,
Des amendes seront infligées en cas d’interdiction.
— partir en France avant le 31 décembre 1956,
— d’exercer les fonctions de mezouar pour le compte de l’ennemi.
Des lettres de menaces seront adressées à tous les mezouars déjà en place,
en cas de refus de démissionner ils seront exécutés.
[...]
Les civils rentrant de France seront étroitement surveillés. Cependant
aucune amende ne leur sera infligée pour leur retour en France.
[...]
Les groupes armés ne devront quitter leur secteur pour un autre que dans le
cas de ratissage. Dans ce cas, ils ne devront sous aucun prétexte intervenir
dans les affaires du secteur où ils se sont réfugiés. Ils n’auront droit qu’à la
nourriture et à l’hébergement, tant que durera le ratissage.
Tout maquisard qui aura abandonné son arme au cours d’un combat encourt
la peine de mort, il en est de même pour le maquisard qui aura dormi au cours
de son tour de garde, toutefois un large pouvoir d’appréciation est laissé au
tribunal chargé de le juger.
La surveillance des places sur les voies de communication est obligatoire.
Tout civil qui tentera de désamorcer ou d’enlever un tel engin [destiné au
sabotage] sera abattu.
Les vieux maquisards peuvent être démobilisés, s’ils en font la demande au
chef de région, à condition de n’être pas recherchés par l’ennemi — ceux qui,
étant recherchés, ne peuvent bénéficier de cette mesure seront affectés par le
chef de région par groupe de cinq aux refuges de service de santé...
Palestro — premier acte
Arme privilégiée de l’ALN, l’embuscade se révèle particulièrement
efficace, plus encore par ses effets psychologiques que sur le plan des
résultats militaires. Ses conséquences sur le moral du contingent seront
redoutables, frappant de crainte et de stupeur des jeunes gens tout frais
extraits de leurs campagnes ou de leurs quartiers urbains, l’information
se répandant très vite en métropole avec son cortège de précisions
macabres. Car au récit du combat-surprise se greffent les précisions sur
les mutilations qui contribuent à rejeter l’Algérie des années 50 dans
