Du terrorisme à la répression
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S’y ajouteront les contingents 52-1 et 52-2. 70 000 hommes seront
ainsi rappelés, et 50 000 autres en mai. D’ici juillet, 200 000 hommes
auront rejoint l’Algérie, et la courbe sera ascendante jusqu’en octobre :
les effectifs de la 10e Région militaire (armée de terre) atteindront alors
le chiffre de 380 0004.
• 13 avril. Conscient de l’effet de ces décisions sur l’opinion qui
commence à prendre conscience de l’ampleur du drame algérien ,
Guy
Mollet s’en explique devant la presse :
*
Les rappelés doivent savoir qu’ils ne vont pas en Algérie pour la guerre,
mais pour une œuvre de paix, déclare-t-il. Peu d’hommes suffiraient pour
détruire. Beaucoup sont nécessaires pour restaurer la paix. Si nous étions dans
la perspective d’une guerre, la puissance des armes modernes est telle que de
faibles effectifs, utilisant la totalité de leurs moyens, obtiendraient vite dans
le sang et les destructions, une victoire militaire. Cela, la France ne le veut
pas, ne le voudra jamais...
La « technique » de l’embuscade
• 5 avril. Tandis que, dans le secret, le chef du gouvernement lance
une opération de paix à destination des dirigeants du FLN au Caire
— Joseph Begarra, conseiller de l’Union française, socialiste, originaire
d’Algérie, rencontrera Mohammed Khider proche de Ben Bella, à cinq
reprises — les combats s’intensifient sur le terrain. L’aspirant communiste Henri Maillot déserte en livrant à l’ALN armes et munitions.
Sous le nom de « Combattants de la libération », des membres du
Parti communiste algérien (qui a été dissous le 12 septembre 1955)
commencent à opérer dans la région d’Orléansville, de Ténès et de Sidibel-Abbès. Henri Maillot et son camarade Maurice Laban seront tués
le 2 juin suivant par des éléments du 504e train.
Désertions et embuscades ajoutent en permanence des pages noires
aux chroniques de la guerre d’Algérie.
Les embuscades, souvent très meurtrières, font l’objet d’une étude
de l’ALN qui, en 1956, en codifie les étapes5
A. Généralités :
[...]
2. Caractéristiques :
— mise en jeu d’un petit scénario réalisé à 1 avance et qu il sera possible
de modifier en cours d’exécution.
~ Selon un sondage de l’institut français d’opinion publique réalisé en février 1956 49% des
personnes interrogées se déclarent partisans d’une intégration de 1 Algérie à la France elles ne sont
plus que 40 % en avril, et les pourcentages négatifs s’accentueront dans les mois suivants.
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S’y ajouteront les contingents 52-1 et 52-2. 70 000 hommes seront
ainsi rappelés, et 50 000 autres en mai. D’ici juillet, 200 000 hommes
auront rejoint l’Algérie, et la courbe sera ascendante jusqu’en octobre :
les effectifs de la 10e Région militaire (armée de terre) atteindront alors
le chiffre de 380 0004.
• 13 avril. Conscient de l’effet de ces décisions sur l’opinion qui
commence à prendre conscience de l’ampleur du drame algérien ,
Guy
Mollet s’en explique devant la presse :
*
Les rappelés doivent savoir qu’ils ne vont pas en Algérie pour la guerre,
mais pour une œuvre de paix, déclare-t-il. Peu d’hommes suffiraient pour
détruire. Beaucoup sont nécessaires pour restaurer la paix. Si nous étions dans
la perspective d’une guerre, la puissance des armes modernes est telle que de
faibles effectifs, utilisant la totalité de leurs moyens, obtiendraient vite dans
le sang et les destructions, une victoire militaire. Cela, la France ne le veut
pas, ne le voudra jamais...
La « technique » de l’embuscade
• 5 avril. Tandis que, dans le secret, le chef du gouvernement lance
une opération de paix à destination des dirigeants du FLN au Caire
— Joseph Begarra, conseiller de l’Union française, socialiste, originaire
d’Algérie, rencontrera Mohammed Khider proche de Ben Bella, à cinq
reprises — les combats s’intensifient sur le terrain. L’aspirant communiste Henri Maillot déserte en livrant à l’ALN armes et munitions.
Sous le nom de « Combattants de la libération », des membres du
Parti communiste algérien (qui a été dissous le 12 septembre 1955)
commencent à opérer dans la région d’Orléansville, de Ténès et de Sidibel-Abbès. Henri Maillot et son camarade Maurice Laban seront tués
le 2 juin suivant par des éléments du 504e train.
Désertions et embuscades ajoutent en permanence des pages noires
aux chroniques de la guerre d’Algérie.
Les embuscades, souvent très meurtrières, font l’objet d’une étude
de l’ALN qui, en 1956, en codifie les étapes5
A. Généralités :
[...]
2. Caractéristiques :
— mise en jeu d’un petit scénario réalisé à 1 avance et qu il sera possible
de modifier en cours d’exécution.
~ Selon un sondage de l’institut français d’opinion publique réalisé en février 1956 49% des
personnes interrogées se déclarent partisans d’une intégration de 1 Algérie à la France elles ne sont
plus que 40 % en avril, et les pourcentages négatifs s’accentueront dans les mois suivants.
