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Le livre noir de la guerre d’ Algérie
[Et l’annexe s’achève par ce rappel :]
La note de service n° 200 du 19 février 1956 aux autorités militaires indique
notamment : « À compter du 27 février 1956, il conviendra d’intervenir par
les moyens appropriés (tirs d’armes automatiques, de mortiers, d’artillerie,
straffings, etc.) contre toute manifestation de vie humaine dans la zone susvisée... »
« Sur le plan politique », le rapport souligne « Le maintien à leur
poste de Chefs de SAS au rendement contestable. »
Suit une liste d’« Officiers des Affaires algériennes » sur lesquels
sont portés des jugements... peu flatteurs ou pessimistes i
Commune mixte de Tébessa.
Poste Chef-Lieu : ... Ne montre ni les qualités ni les dispositions d’esprit
d’un Administrateur des Services civils.
SAS Souk-Gasses : ... A subi une trépanation grave qui compromet ses
possibilités de rendement en service actif ; immobilisé dans un plâtre à la suite
d’une foulure de la cheville.
SAS Elma el-Abiod : ... Ne sait pas faire abstraction de son penchant pour
des tâches purement opérationnelles...
Commune mixte de Morsott.
SAS Bayad : ... Trop jeune de caractère, manque de mesure.
Commune mixte de Khenchela.
SAS Tazouguert : ... Trop âgé pour commencer une carrière administrative
et politique.
SAS Khenchela : ... Peu adaptable au métier.
SAS Tabergda : ... Ne porte pas intérêt à sa mission.
Mais il faut également prendre en compte, poursuit le contrôleur
Ferré :
— le surmenage des officiers des Affaires algériennes qui assurent essentiellement le rôle de conseillers opérationnels, sans être déchargés pour autant
de leurs fonctions administratives et politiques et ne disposent pratiquement
pour cela ni de personnel ni de moyens matériels sommaires. Association,
entre eux, de façon étroite et apparente, des tâches de répression et de
pacification.
— le manque de « bordjs administratifs », symbole de l’autorité et des institutions françaises ou les imperfections de constructions « dominées » et élevées à portée de fusil des hors-la-loi.
— l’absence de médecine sociale efficace par pénurie de médicaments et
défaut d’organisation.
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