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Le livre noir de la guerre d’ Algérie
certain rang n’avait été arrêté. Sur une plus longue période, Maurice
Papon pouvait, sur ce point en tout cas, se féliciter et déclarer le
14 novembre, devant le conseil municipal de la capitale : « Nous avons
obtenu des résultats d’une ampleur et d’une précision telles que nous
pouvons considérer aujourd’hui que nous avons gagné la bataille de
Paris. »
Respectivement, écrit Jean-Paul brunet à l’appui des déclarations satisfaites
du Préfet de police, au cours des manifestations d’octobre, puis lors de la
période du 20 octobre au 31 décembre furent arrêtés 30 et 122 cadres supérieurs du FLN, 372 et 179 cadres moyens, 1 936 et 1 090 cadres subalternes,
soit un total de 3 729 responsables. Les prises les plus notables furent, à partir
du 20 octobre, 20 membres de l’Organisation spéciale (dont un chef de katiba
ou compagnie, 3 chefs de secteur et 7 chefs de groupe), 196 responsables
des Groupes armés (dont 4 « responsables superzonaux », 5 « responsables
zonaux », 7 chefs de région, 31 chefs de groupe), ainsi qu’un responsable
contrôleur des wilayas, 3 responsables de wilaya, 1 responsable superzonal et
4 responsables zonaux...
Plus des armes en quantité.
Le drame du 17 octobre devint un sujet tabou, l’une de ces épreuves
que, dans les sphères officielles, on aime voir ensevelies dans l’oubli.
Le résultat est qu’on laissa le champ libre à toutes les extravagances
historiques, à l’éclosion des légendes. C’est pourquoi l’ouverture d’archives telles que celles de la préfecture de police enrichies d’importants
versements en 1997 constitue un champ d’investigation offert aux chercheurs et un pas très important vers l’appréhension de la réalité.
• Un peu plus de deux semaines et un nouveau drame, cette fois
en Algérie... Pour fêter le septième anniversaire du soulèvement, le
1er novembre, le FLN organise des rassemblements sous le signe de la
« cohabitation pacifique ». Mais la cohabitation souhaitée se transforme
en mêlée générale. De très violents affrontements provoquent la mort
de 74 personnes et font 130 blessés, selon les chiffres officiels. On
dénombrera en réalité une centaine de morts. C’est depuis le 5 juillet
le second rassemblement de masse organisé par le FLN qui suit fidèlement le calendrier des dates anniversaires de l’Algérie française depuis
la conquête, chacune des manifestations qui entendent les marquer
s’achevant par le sacrifice de dizaines d’Algériens.
Le livre noir de la guerre d’ Algérie
certain rang n’avait été arrêté. Sur une plus longue période, Maurice
Papon pouvait, sur ce point en tout cas, se féliciter et déclarer le
14 novembre, devant le conseil municipal de la capitale : « Nous avons
obtenu des résultats d’une ampleur et d’une précision telles que nous
pouvons considérer aujourd’hui que nous avons gagné la bataille de
Paris. »
Respectivement, écrit Jean-Paul brunet à l’appui des déclarations satisfaites
du Préfet de police, au cours des manifestations d’octobre, puis lors de la
période du 20 octobre au 31 décembre furent arrêtés 30 et 122 cadres supérieurs du FLN, 372 et 179 cadres moyens, 1 936 et 1 090 cadres subalternes,
soit un total de 3 729 responsables. Les prises les plus notables furent, à partir
du 20 octobre, 20 membres de l’Organisation spéciale (dont un chef de katiba
ou compagnie, 3 chefs de secteur et 7 chefs de groupe), 196 responsables
des Groupes armés (dont 4 « responsables superzonaux », 5 « responsables
zonaux », 7 chefs de région, 31 chefs de groupe), ainsi qu’un responsable
contrôleur des wilayas, 3 responsables de wilaya, 1 responsable superzonal et
4 responsables zonaux...
Plus des armes en quantité.
Le drame du 17 octobre devint un sujet tabou, l’une de ces épreuves
que, dans les sphères officielles, on aime voir ensevelies dans l’oubli.
Le résultat est qu’on laissa le champ libre à toutes les extravagances
historiques, à l’éclosion des légendes. C’est pourquoi l’ouverture d’archives telles que celles de la préfecture de police enrichies d’importants
versements en 1997 constitue un champ d’investigation offert aux chercheurs et un pas très important vers l’appréhension de la réalité.
• Un peu plus de deux semaines et un nouveau drame, cette fois
en Algérie... Pour fêter le septième anniversaire du soulèvement, le
1er novembre, le FLN organise des rassemblements sous le signe de la
« cohabitation pacifique ». Mais la cohabitation souhaitée se transforme
en mêlée générale. De très violents affrontements provoquent la mort
de 74 personnes et font 130 blessés, selon les chiffres officiels. On
dénombrera en réalité une centaine de morts. C’est depuis le 5 juillet
le second rassemblement de masse organisé par le FLN qui suit fidèlement le calendrier des dates anniversaires de l’Algérie française depuis
la conquête, chacune des manifestations qui entendent les marquer
s’achevant par le sacrifice de dizaines d’Algériens.
