Les fausses espérances et le chaos
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« oriflammes » — drapeau noir et blanc marqué de la croix celtique
programmée pour le 25 — ne rencontre qu’un succès très limité.
Le début de ce mois de septembre 1961 avait été ponctué d’événements beaucoup plus graves et dramatiques... La France, dont de nombreux indices révèlent pourtant le redressement économique, vit, en sept
jours, au rythme du plastic, des attentats et des arrestations. Le sort de
l’Algérie obscurcit plus que jamais son avenir...
• Le 1er septembre, l’OAS lance une série d’attentats en métropole.
• Le 5 septembre, le général de Gaulle déclare dans la partie de sa
conférence de presse consacrée à l’Algérie que « ce dont il s’agit [pour
la France], c’est bien du dégagement ». Et il ajoute :
[...] La question du Sahara n’a pas à être considérée, tout au moins elle ne
doit pas l’être par la France, dans le débat franco-algérien... La réalité, c’est
qu’il n’y a pas un seul Algérien, je le sais, qui ne pense que le Sahara ne
doive pas faire partie de l’Algérie, quelle que soit son orientation par rapport
à la France.
• Le 7 septembre, l’industriel Maurice Gingembre est arrêté à sa
descente d’avion à Alger par les hommes du colonel de gendarmerie
Debrosse.
Bien qu’il ne fut pas clandestin, Maurice Gingembre, directeur général adjoint de la société Djebel Onk, avait été chargé d’une mission de
liaison et de coordination entre les états-majors de l’OAS à Alger,
Madrid et Paris en même temps que du financement de l’organisation
en métropole. Interrogé le 12 par le commissaire Boue-Lahorgue, il
relate les circonstances de ses contacts avec les dirigeants, les étapes
de ses voyages, et précise les différentes approches des centres de
décision30 :
[...] Aussi bien Paris que Madrid sont hostiles à un putsch militaire qui,
même réussi en Algérie, ne déboucherait sur rien.
Pour Alger, je ne puis exprimer que le point de vue de godard, tel qu’il
ressort du compte rendu saisi : créer la vacance du pouvoir en métropole, quel
que soit le moyen [c 'est nous qui soulignons] et simultanément un putsch en
Algérie.
Sur le problème d’un attentat contre le général de Gaulle, poursuit Maurice
Gingembre, je puis affirmer que personne, ni à Paris ni à Madrid, argoud,
lagaillarde, lacheroy, de blignières, sergent, etc., n est partisan d un attentat contre le chef de l’État.
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« oriflammes » — drapeau noir et blanc marqué de la croix celtique
programmée pour le 25 — ne rencontre qu’un succès très limité.
Le début de ce mois de septembre 1961 avait été ponctué d’événements beaucoup plus graves et dramatiques... La France, dont de nombreux indices révèlent pourtant le redressement économique, vit, en sept
jours, au rythme du plastic, des attentats et des arrestations. Le sort de
l’Algérie obscurcit plus que jamais son avenir...
• Le 1er septembre, l’OAS lance une série d’attentats en métropole.
• Le 5 septembre, le général de Gaulle déclare dans la partie de sa
conférence de presse consacrée à l’Algérie que « ce dont il s’agit [pour
la France], c’est bien du dégagement ». Et il ajoute :
[...] La question du Sahara n’a pas à être considérée, tout au moins elle ne
doit pas l’être par la France, dans le débat franco-algérien... La réalité, c’est
qu’il n’y a pas un seul Algérien, je le sais, qui ne pense que le Sahara ne
doive pas faire partie de l’Algérie, quelle que soit son orientation par rapport
à la France.
• Le 7 septembre, l’industriel Maurice Gingembre est arrêté à sa
descente d’avion à Alger par les hommes du colonel de gendarmerie
Debrosse.
Bien qu’il ne fut pas clandestin, Maurice Gingembre, directeur général adjoint de la société Djebel Onk, avait été chargé d’une mission de
liaison et de coordination entre les états-majors de l’OAS à Alger,
Madrid et Paris en même temps que du financement de l’organisation
en métropole. Interrogé le 12 par le commissaire Boue-Lahorgue, il
relate les circonstances de ses contacts avec les dirigeants, les étapes
de ses voyages, et précise les différentes approches des centres de
décision30 :
[...] Aussi bien Paris que Madrid sont hostiles à un putsch militaire qui,
même réussi en Algérie, ne déboucherait sur rien.
Pour Alger, je ne puis exprimer que le point de vue de godard, tel qu’il
ressort du compte rendu saisi : créer la vacance du pouvoir en métropole, quel
que soit le moyen [c 'est nous qui soulignons] et simultanément un putsch en
Algérie.
Sur le problème d’un attentat contre le général de Gaulle, poursuit Maurice
Gingembre, je puis affirmer que personne, ni à Paris ni à Madrid, argoud,
lagaillarde, lacheroy, de blignières, sergent, etc., n est partisan d un attentat contre le chef de l’État.
