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Le livre noir de la guerre d’ Algérie
des armureries de l’École de Police et du Commissariat central et établissement de PC O AS.
Apparemment, aucune coordination étroite n’existait entre les militaires du
« putsch » et les civils des réseaux civils.
Dans la seconde phase, celui du pillage d’armes, on relève l’action du réseau
France-Résurrection, ex-FAF, puis certains de ses membres sont apparus dans
des fonctions à la Délégation générale (versini aux Affaires politiques) et à la
Police (Bertrand à la P3 et au Commissariat central).
L’armement récupéré a certainement servi à armer les civils recrutés par le
réseau « France Résurrection ».
De nombreux individus, jeunes pour la plupart, se sont enrôlés dans l’OAS
en se présentant dans les PC établis sans avoir au préalable forcément appartenu à des réseaux clandestins.
[•••]
Quels sont les effectifs ?
Actuellement (19 mai 1961), sur l’ensemble de l’Algérie, 104 personnes
font l’objet de diffusion de recherches. Pour la plupart, il s’agit de leaders ou
de personnes qui ont eu une part de responsabilités plus ou moins grande
d’ailleurs dans l’insurrection.
On peut ajouter, selon les estimations de la Préfecture d’Alger, environ deux
cents autres personnes en fuite.
On arrive donc à un total de 300 personnes environ qui serviraient de cadres
et de troupes à l’OAS, ou du moins à une première structure de l’organisation.
Le Cabinet militaire paraît mal informé sur « l’armement ». Et tout autant
sur...
Les Régions de repli.
Peu de renseignements précis.
— Selon certaines informations, la plupart des clandestins seraient réfugiés
dans la région de Dra el-Mizan où ils pourraient constituer un « maquis » dans
la forêt de Bou Mahni (en cours de vérification).
— Selon une autre source, les leaders activistes pourraient se cacher dans
les villas de la Région de Fort de l’Eau, Aïn-Taya, Courbet, Alma, et la Mitidja
Est.
De fréquents déplacements seraient observés dans cette région.
Enfin, selon d’autres informations, de nombreux individus recherchés pourraient être cachés dans le secteur de Lamartine sur lequel règne le Bachagha
boualem et ses harkas.
[...]
Si la plupart des tracts diffusés étaient jusqu’à présent et depuis le 26 avril
signés « OAS », on note conjointement l’apparition de nouveaux tracts à Oran,
Mascara et Saïda signés « Réseau France Résurrection » depuis le 12 mai
1961 :
« Réseau France Résurrection
« Oraniens, Oraniennes,
« Au moment où de gaulle liquide le plus beau fleuron de notre armée :
Parachutistes, Commandos, Légionnaires,
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