Les fausses espérances et le chaos
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lacrymogènes d’un autre. Une fois de plus on déplore des blessés, les
forces de l’ordre procédant d’autre part à des arrestations.
La presse se montre en majorité plutôt discrète sur cette série d’incidents, seuls Le Monde et L'Humanité brisant généralement le silence.
À Mourmelon, le 18 juillet 1956, trois mille hommes conspuaient
leurs officiers... et prenaient le contrôle du dépôt d’armes ! D’autres
n’hésitaient pas à quitter le camp et à regagner leurs pénates. Le calme
ne revenait que le lendemain, sur la promesse d’une permission supplémentaire avant l’embarquement.
En tout cas, le manifeste des 121 a déclenché débats, critiques, voire
manifestation de protestation. Du côté des protestataires, des anciens
combattants et des partisans de l’Algérie française — dont des militants
du mouvement d’extrême droite Occident. Trois jours plus tard, le
6 octobre, deux cents personnalités publient à leur tour un manifeste
qui demande le maintien de l’Algérie dans la République. Le parti
communiste, lui, déclare approuver le manifeste des 121... tout en s’opposant au principe de l’insoumission. Enfin, l’assemblée des cardinaux
et archevêques de France qui se tient du 12 au 14 octobre la condamne.
Sur le plan politique, les prises de position s’accélèrent...
• 19 octobre : Jacques Soustelle annonce la formation du « Regroupement national ». 25 octobre : au cours d’une conférence de presse, le
général Salan critique vivement la politique algérienne du général de
Gaulle. 27 octobre : plusieurs syndicats — CFTC, FO, FEN et
UNEF — manifestent en faveur de la paix en Algérie. 3-4 novembre :
colloque à Vincennes des partisans de l’Algérie française.
• 4 novembre. Dans une allocution radiotélévisée, le général de
Gaulle déclare qu’il a « décidé [...] de suivre le chemin qui conduit non
plus à l’Algérie gouvernée par la métropole française, mais à l’Algérie
algérienne... Cela veut dire une Algérie émancipée, une Algérie qui, si
les Algériens le veulent — et j’estime que c’est le cas — aura son
gouvernement, ses institutions et ses lois ».
• 11 novembre. Manifestation à Alger. La foule crie : « De Gaulle
au poteau ! Delouvrier assassin ! »
• 16 novembre. Le général de Gaulle annonce en Conseil des
ministres qu’un référendum sera organisé sur « 1 organisation des pouvoirs publics en Algérie ».
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Le même jour, au « procès des Barricades » qui avait commence e
3 novembre, le tribunal des forces armées décide de mettre en i erte
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