Les fausses espérances et le chaos
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Deux incursions pour les deux premiers mois de 1960, toujours selon
les sources de l’ALN :
Le 17 janvier 1960, un traître et sa fille qui se faisaient soigner par les
services français ont été exécutés et leur maison incendiée.
Le 10 février, 7 personnes ont été enlevées du Douar farfa en représailles
d’installations d’autodéfenses au service des colonialistes.
L’état-major interarmes complète, si l’on peut dire, le recensement
fragmentaire de l’ALN avec ses propres informations, mais en ne retenant, dans une note du 27 décembre 195913, que les exactions visant
les femmes et les enfants, également pour la période du 1er décembre
1958 au 1er décembre 1959. Les destinataires de cette note sont invités
à développer ces informations en fournissant « un bref compte rendu,
illustré de photographies si possible », et en concentrant leurs
recherches sur « le FLN, le MNA », mais également le PCA (Parti
Communiste Algérien).
Pour le corps d’armée d’Oran :
Le 21 avril 1959, Oued Taria, 2 femmes et une fillette FSE (Françaises de Souche Européenne) et 2 ouvrières FSNA (Française de
Souche Nord-Africaine) sont enlevées dans une ferme d’autodéfense.
Les trois premières sont retrouvées assassinées.
Pour le corps d’armée de Constantine, et pendant l’année 59
également :
Le 9 juin, M’Sila, une femme FSNA tuée, trois autres blessées.
Le 12 juin, Sedrata, 4 FSNA égorgées.
Le 8 juillet, Mila, 3 femmes FSNA égorgées (information donnée
par l’ALN — voir plus haut).
Le 27 juillet, une fusillade éclate dans une fête foraine. Cette information, l’ALN l’avait donnée dans son propre recensement, mais la
note du 5e Bureau apporte des précisions : la ville concernée est Bougie,
2 enfants « FSE » ont été tués, 4 militaires et 8 civils (dont 3 d’origine
européenne) ont été blessés.
Le 16 août, au Cap Aokas, 20 cadavres de civils FSNA sont mis à
jour dans un charnier ; les exécutions sommaires dataient de la nuit du
15 au 16.
Le 14 septembre, à Ziama, 4 personnes (2 FSE, une FSNA, un Espagnol) sont tuées et 5 autres (FSE) blessées au cours de l’attaque d’une
cité ouvrière.
Le 28 septembre, Amokra, un instituteur et sa fiancée sont assassinés
après que leur véhicule eut été intercepté. L’ALN, qui avait signalé
cette « embuscade », ne parlait pas de la profession d une des victimes,
mais précisait qu’il s’agissait d’« Européens ».
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Deux incursions pour les deux premiers mois de 1960, toujours selon
les sources de l’ALN :
Le 17 janvier 1960, un traître et sa fille qui se faisaient soigner par les
services français ont été exécutés et leur maison incendiée.
Le 10 février, 7 personnes ont été enlevées du Douar farfa en représailles
d’installations d’autodéfenses au service des colonialistes.
L’état-major interarmes complète, si l’on peut dire, le recensement
fragmentaire de l’ALN avec ses propres informations, mais en ne retenant, dans une note du 27 décembre 195913, que les exactions visant
les femmes et les enfants, également pour la période du 1er décembre
1958 au 1er décembre 1959. Les destinataires de cette note sont invités
à développer ces informations en fournissant « un bref compte rendu,
illustré de photographies si possible », et en concentrant leurs
recherches sur « le FLN, le MNA », mais également le PCA (Parti
Communiste Algérien).
Pour le corps d’armée d’Oran :
Le 21 avril 1959, Oued Taria, 2 femmes et une fillette FSE (Françaises de Souche Européenne) et 2 ouvrières FSNA (Française de
Souche Nord-Africaine) sont enlevées dans une ferme d’autodéfense.
Les trois premières sont retrouvées assassinées.
Pour le corps d’armée de Constantine, et pendant l’année 59
également :
Le 9 juin, M’Sila, une femme FSNA tuée, trois autres blessées.
Le 12 juin, Sedrata, 4 FSNA égorgées.
Le 8 juillet, Mila, 3 femmes FSNA égorgées (information donnée
par l’ALN — voir plus haut).
Le 27 juillet, une fusillade éclate dans une fête foraine. Cette information, l’ALN l’avait donnée dans son propre recensement, mais la
note du 5e Bureau apporte des précisions : la ville concernée est Bougie,
2 enfants « FSE » ont été tués, 4 militaires et 8 civils (dont 3 d’origine
européenne) ont été blessés.
Le 16 août, au Cap Aokas, 20 cadavres de civils FSNA sont mis à
jour dans un charnier ; les exécutions sommaires dataient de la nuit du
15 au 16.
Le 14 septembre, à Ziama, 4 personnes (2 FSE, une FSNA, un Espagnol) sont tuées et 5 autres (FSE) blessées au cours de l’attaque d’une
cité ouvrière.
Le 28 septembre, Amokra, un instituteur et sa fiancée sont assassinés
après que leur véhicule eut été intercepté. L’ALN, qui avait signalé
cette « embuscade », ne parlait pas de la profession d une des victimes,
mais précisait qu’il s’agissait d’« Européens ».
