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Le livre noir de la guerre d’ Algérie
• 12 juillet. Dans une longue intervention au Sénat, John Kennedy,
qui s’était déjà élevé contre l’engagement militaire de la France en
Indochine, critique sa politique algérienne et demande au président Eisenhower de rechercher une solution au conflit par l’intermédiaire soit de l’OTAN, soit de Mohammed V et du président Bourguiba
en vue de la reconnaissance de « l’indépendance de l’Algérie ».
• 19 juillet. Selon un sondage de l’institut français d’opinion
publique, un peu plus de 30 % seulement des personnes interrogées se
prononcent en faveur du statu quo politique en Algérie.
La mort pour les « délégués spéciaux »
En Algérie même, le FLN poursuit par la menace et la terreur son
offensive contre la réforme municipale et multiplie les exactions contre
les membres des Délégations spéciales. Un rapport établi par le
commissaire principal à la préfecture de Tizi-Ouzou66 fait apparaître
qu’entre le 13 décembre 1956 et le 10 juin 1957, 38 délégués municipaux kabyles ont été assassinés et dix autres enlevés ou victimes de
tentatives d’assassinat.
Tous les membres d’une délégation spéciale des environs d’Alger
ont reçu dernièrement une lettre où il est écrit : « Notre ennemi change
de méthode et joue son dernier atout qui est les Délégations spéciales...
Tu dois rejeter toute participation à ces Délégations... En cas de nonexécution de cet ordre et conseil, l’ALN te condamnera à mort sans
jugement... »
On ignore si ces victimes de l’ALN avaient reçu ce genre de mise
en garde, mais elles complètent une rubrique qui finit par devenir permanente, comme en témoignent les archives du gouvernement
général67 :
Le 15 juillet, le frère de M. Deriche Lounès, membre de l’assemblée
administrative provisoire du département d’Alger, est enlevé près de
Ménerville. — Le même jour, à Aïn-Babouch (trente kilomètres d’AïnBeida), le président musulman de la Délégation spéciale est enlevé. On
le retrouvera égorgé, près de Canrobert.
Le 28 juillet, près de Collo, deux enfants d’un délégué spécial sont
enlevés.
Le 9 août, à Sétif, un receveur municipal de Colbert est abattu.
Le 11 août, près de Chevreul, quatre chefs de villages sont enlevés.
Le 12 août, près de Tizi-Ouzou, un délégué spécial est assassiné.
Le 17 août, à Sidi-bel-Abbés, un autre délégué échappe à un attentat.
Le livre noir de la guerre d’ Algérie
• 12 juillet. Dans une longue intervention au Sénat, John Kennedy,
qui s’était déjà élevé contre l’engagement militaire de la France en
Indochine, critique sa politique algérienne et demande au président Eisenhower de rechercher une solution au conflit par l’intermédiaire soit de l’OTAN, soit de Mohammed V et du président Bourguiba
en vue de la reconnaissance de « l’indépendance de l’Algérie ».
• 19 juillet. Selon un sondage de l’institut français d’opinion
publique, un peu plus de 30 % seulement des personnes interrogées se
prononcent en faveur du statu quo politique en Algérie.
La mort pour les « délégués spéciaux »
En Algérie même, le FLN poursuit par la menace et la terreur son
offensive contre la réforme municipale et multiplie les exactions contre
les membres des Délégations spéciales. Un rapport établi par le
commissaire principal à la préfecture de Tizi-Ouzou66 fait apparaître
qu’entre le 13 décembre 1956 et le 10 juin 1957, 38 délégués municipaux kabyles ont été assassinés et dix autres enlevés ou victimes de
tentatives d’assassinat.
Tous les membres d’une délégation spéciale des environs d’Alger
ont reçu dernièrement une lettre où il est écrit : « Notre ennemi change
de méthode et joue son dernier atout qui est les Délégations spéciales...
Tu dois rejeter toute participation à ces Délégations... En cas de nonexécution de cet ordre et conseil, l’ALN te condamnera à mort sans
jugement... »
On ignore si ces victimes de l’ALN avaient reçu ce genre de mise
en garde, mais elles complètent une rubrique qui finit par devenir permanente, comme en témoignent les archives du gouvernement
général67 :
Le 15 juillet, le frère de M. Deriche Lounès, membre de l’assemblée
administrative provisoire du département d’Alger, est enlevé près de
Ménerville. — Le même jour, à Aïn-Babouch (trente kilomètres d’AïnBeida), le président musulman de la Délégation spéciale est enlevé. On
le retrouvera égorgé, près de Canrobert.
Le 28 juillet, près de Collo, deux enfants d’un délégué spécial sont
enlevés.
Le 9 août, à Sétif, un receveur municipal de Colbert est abattu.
Le 11 août, près de Chevreul, quatre chefs de villages sont enlevés.
Le 12 août, près de Tizi-Ouzou, un délégué spécial est assassiné.
Le 17 août, à Sidi-bel-Abbés, un autre délégué échappe à un attentat.
