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Le livre noir de la guerre d’ Algérie
d’assassinat, complicité d’assassinat, destruction et complicité de destruction d’édifice par explosif, association de malfaiteurs », elle sera
condamnée à mort par le tribunal permanent des forces armées d’Alger,
le 15 juillet 1957. Elle verra sa peine commuée en détention à perpétuité, le 13 mars 1958, et sera libérée après les accords d’Evian, en
1962.
Le terrorisme n’avait pas désarmé pendant que l’affaire Djamila Bouhired tenait la vedette... Un attentat de plus, ce 13 avril 1957... À AïnTemouchent, l’explosion d’une grenade tuait trois musulmans et en
blessait vingt-deux autres à la sortie d’un cinéma qu’ils avaient sans
doute eu le tort de fréquenter, au regard des terroristes.
•
17 avril. Terribles représailles en plein Alger.
Après la mort de deux des leurs, abattus rue Polignac, des rappelés
(le fait est important), appartenant à la section d’entretien et de pliage
des parachutistes de la 10e DP cantonnée au Ruisseau, partent à la
recherche des auteurs de l’attentat. Comme on leur signale un bain
maure où ces derniers se seraient réfugiés, ils y entrent, massacrent
vingt musulmans et en blessent le même nombre. Avertis trop tard, des
éléments d’intervention réussissent, non sans mal, à arrêter la tuerie.
« Des actes d'une sauvagerie incroyable sur nos morts
et nos blessés... »
• 21 mai. L’Assemblée nationale ayant refusé la confiance au gouvernement Guy Mollet sur ses projets financiers, celui-ci démissionne.
• 23 mai. Au terme d’une vaste opération dans la wilaya 4, l’une
des plus importantes de l’ALN, alors aux ordres du colonel Si Sadek,
le colonel Bigeard et le 3e RPC poursuivent deux puissantes katibas,
fortes de quelque trois cents hommes, et les interceptent au sud de la
route de Blida à L’Arba, près du petit village d’Agounenda. Une
bataille très dure s’engage, souvent menée au corps à corps, une partie
des forces de Bigeard étant héliportée au matin du 23. Quatre-vingtseize fellaghas et huit soldats du 3e RPC sont tués. La bataille d’Agounenda restera dans les annales de la guerre d’Algérie par la stratégie
conduite par le colonel Bigeard, mais ce succès très encourageant ne
sera pas totalement complet puisque trois des principaux chefs de la
wilaya 4 — Azzedine, Si Lakhdar et Si M’Hammed — avaient pu
échapper au 3e RPC avec une partie de leurs hommes.
Le livre noir de la guerre d’ Algérie
d’assassinat, complicité d’assassinat, destruction et complicité de destruction d’édifice par explosif, association de malfaiteurs », elle sera
condamnée à mort par le tribunal permanent des forces armées d’Alger,
le 15 juillet 1957. Elle verra sa peine commuée en détention à perpétuité, le 13 mars 1958, et sera libérée après les accords d’Evian, en
1962.
Le terrorisme n’avait pas désarmé pendant que l’affaire Djamila Bouhired tenait la vedette... Un attentat de plus, ce 13 avril 1957... À AïnTemouchent, l’explosion d’une grenade tuait trois musulmans et en
blessait vingt-deux autres à la sortie d’un cinéma qu’ils avaient sans
doute eu le tort de fréquenter, au regard des terroristes.
•
17 avril. Terribles représailles en plein Alger.
Après la mort de deux des leurs, abattus rue Polignac, des rappelés
(le fait est important), appartenant à la section d’entretien et de pliage
des parachutistes de la 10e DP cantonnée au Ruisseau, partent à la
recherche des auteurs de l’attentat. Comme on leur signale un bain
maure où ces derniers se seraient réfugiés, ils y entrent, massacrent
vingt musulmans et en blessent le même nombre. Avertis trop tard, des
éléments d’intervention réussissent, non sans mal, à arrêter la tuerie.
« Des actes d'une sauvagerie incroyable sur nos morts
et nos blessés... »
• 21 mai. L’Assemblée nationale ayant refusé la confiance au gouvernement Guy Mollet sur ses projets financiers, celui-ci démissionne.
• 23 mai. Au terme d’une vaste opération dans la wilaya 4, l’une
des plus importantes de l’ALN, alors aux ordres du colonel Si Sadek,
le colonel Bigeard et le 3e RPC poursuivent deux puissantes katibas,
fortes de quelque trois cents hommes, et les interceptent au sud de la
route de Blida à L’Arba, près du petit village d’Agounenda. Une
bataille très dure s’engage, souvent menée au corps à corps, une partie
des forces de Bigeard étant héliportée au matin du 23. Quatre-vingtseize fellaghas et huit soldats du 3e RPC sont tués. La bataille d’Agounenda restera dans les annales de la guerre d’Algérie par la stratégie
conduite par le colonel Bigeard, mais ce succès très encourageant ne
sera pas totalement complet puisque trois des principaux chefs de la
wilaya 4 — Azzedine, Si Lakhdar et Si M’Hammed — avaient pu
échapper au 3e RPC avec une partie de leurs hommes.
