INVENTAIRE DES PARADIS 95
retrouvons pas. (Dommage, nous ne pourrons pas l’envoyer à Monaco pour
identification).
Une séquence qui dans le film dure quelques minutes nous a demandé
une bonne journée de travail. Bébert et Bonnici ont dû explorer à la main
des dizaines de terriers avant de réussir.
Frédéric Dumas se consacre au « feeding » avec Orner et Sumian. Il
distribue aux poissons des kilos de viande et de poisson haché. Résultat : une
folie extraordinaire, un véritable enthousiasme pour les plongeurs de la
part des plus gros habitants du récif. En particulier deux grosses murènes
sortent de leur trou et viennent manger dans la main de Didi. Enfin ! il est
content.
Deloire découvre entre 6 et 14 mètres de fond un champ iïHétéroconger : Xariphania hassi, plus gros, moins profonds et plus familiers que
ceux des Maldives et il les filme.
Bébert et Bonnici capturent des poissons en les endormant à la
Quinaldine. Ils les mettent dans des bulles de plexiglas, mais les gros mérous
refusent de jouer au football avec ces ballons transparents, comme ils
l’avaient fait à l’époque où nous tournions « Le Monde sans Soleil ».
Nous explorons en scooters le Nord de l’île. Grâce à nos petits engins
électriques, la promenade sous-marine devient un divertissement merveilleux.
C’est un peu l’équivalent d’une sortie à cheval dans la campagne. On a tout
son temps pour regarder, pour noter les changements de décors et surtout
cette diversité dans les associations animales qui font de la mer un pays
plus varié que la terre. Je remarque la prédominance des Acropora, les
panaches de Gorgones plantés verticalement dans le sol marin... Je suis
A l'extrême gauche :
Dominique Sumian et Philippe Cousteau
au travail.
Ci-contre à gauche :
Yves Orner se préparant pour une plongée
de nuit.
A droite :
Michel Deloire et Albert Falco prêts à
descendre la nuit avec la cage antirequins.
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